
Les automobilistes ne seront pas surpris de ce résultat : 82% des Français reconnaissent être agressifs au volant. Un chiffre inquiétant issu de la dernière étude* en date de la néo-assurance Leocare. A l’occasion de la Semaine nationale de la courtoisie au volant, organisée cette année du 18 au 23 mars et lancée en 2001 par l’Association francophone de prévention des comportements sur la route (AFPC), certains feront peut-être un effort pour adopter une conduite plus sereine et apaisée. Mais rien n’est moins sûr ! Depuis 24 ans, les niveaux d’agressivité au volant restent particulièrement élevés.
S’il y a bien un geste qui fait rugir les conducteurs : changer de voie sans mettre son CLIGNOTANT. Près de 44% des automobilistes considèrent cette négligence comme la plus agaçante sur la route. Juste derrière, un autre comportement attire les foudres des conducteurs : la queue de poisson, jugée impardonnable par 36% d’entre eux et cause de multiples accidents. Certains profils captent tous les - mauvais - regards. Les utilisateurs de trottinettes - qui doivent respecter les mêmes règles que les cyclistes - concentrent 59% des critiques. Les cyclistes arrivent en deuxième position parmi les usagers les plus jugés, tandis que les motards, perçus comme les plus désinvoltes, ferment la marche avec 35% d’opinions négatives.
Conduite agressive : l’insulte au volant, un réflexe bien français ?
Petit bonus : impossible de passer à côté de l’insulte la plus criée de voiture à voiture. Alors, si vous espérez un langage courtois et raffiné, mieux vaut arrêter votre lecture ici. L'indétrônable «connard», et son pendant féminin «connasse», restent en tête : 62 % des Français l’avouent, ils l’utilisent au volant ! Pour lancer des expressions fleuries, les Français ne sont pas en reste : «Abruti(e)» (28%), «Gros con/grosse conne» (24%), et «Va te faire foutre !» (19%), sont monnaie courante sur les routes. Un peu de positif tout de même dans ce flot d'injures : un Français sur deux admet râler dans le vide. Comme le dit l’adage : faute avouée, à moitié pardonnée.
Ces comportements dangereux représentent un véritable danger sur les routes. Selon plusieurs études américaines, citées par l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière, les automobilistes au tempérament colérique adoptent plus fréquemment des attitudes agressives et à risque, augmentant ainsi leur implication dans les accidents de la route. Pour Christophe Dandois, cofondateur de Leocare, de «multiples petits gestes peuvent faire la différence en matière de sécurité routière», comme laisser traverser un piéton au passage clouté, faire part de ses intentions en mettant son clignotant, ne pas klaxonner inutilement… ou simplement remercier un autre usager d’un signe de la main. En somme, un seul mot d’ordre : la courtoisie !
*Cette étude a été conduite en février 2024 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 à 65 ans (3 catégories : 18-34 ans, 35-49 ans et 50-65 ans).



















