
Les climatiseurs mobiles ont le vent en poupe en raison de leur flexibilité et de leur simplicité d'installation. Côté prix, les modèles premium des marques historiques franchissent allègrement la barre des 1000 euros. Toutefois, certains fabricants moins connus n'hésitent pas à casser les prix avec des modèles d'entrée de gamme.
C'est le cas du Mc-Haus Artic 160 que nous avons testé. Sur le papier, ce dernier promet de conjuguer fraîcheur, compacité et technologies connectées à un coût dérisoire. Reste à savoir si cette équation séduisante se vérifie dans les faits, ou s'il s'agit d'un simple mirage estival.
Notre avis sur le Mc-Haus Artic 160
Dès le déballage d'une telle machine, la politique de réduction des coûts saute aux yeux. Les finitions sont basiques et les plastiques employés manquent de robustesse. La phase d'installation confirme cette approche minimaliste, avec un système de raccordement de la gaine d'évacuation complexe qui donne du fil à retordre. Pour tenter de faire oublier cette conception sommaire, le fabricant intègre paradoxalement des options dans l'air du temps. Le pilotage à distance et la compatibilité avec les assistants vocaux (Google Assistant, Alexa) apportent un confort d'utilisation réel depuis un smartphone. Le tout est complété par des modes de déshumidification et de simple ventilation qui diversifient ses usages.
Sur le terrain de la réfrigération en revanche, ses 7000 BTU limitent son champ d'action aux espaces très restreints, n'excédant pas 14 mètres carrés. Lors de nos mesures en laboratoire, l'appareil a eu besoin d'une heure et demie pour abaisser le mercure de seulement 2°C. Pire encore, sa mécanique peine ensuite à stabiliser la température sur la durée. Cette inefficacité partielle se double d'une nuisance sonore importante. Toujours selon nos tests, le moteur génère 59 dB dès les premiers réglages. Un vacarme constant qui rendra le sommeil très difficile si vous envisagez de l'installer dans une chambre à coucher.
Notre ultime réserve concerne son bilan énergétique. Contrairement à la classe A affichée sur son emballage, que nous considérons comme hautement optimiste au vu de nos relevés, la machine engloutit 204 Watts en deux heures de fonctionnement. Une vraie gourmandise électrique. En conclusion, bien que ce modèle parvienne factuellement à souffler du froid, ses lacunes matérielles, son volume sonore et sa consommation le desservent. Investir une centaine d'euros supplémentaires pour acquérir une référence plus durable et aboutie reste une option plus sensée.
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