Clemens Maier ne sait plus où donner de la tête ! En pleine crise sanitaire, nous avons dû patienter plus de quatre mois pour pouvoir rencontrer le PDG de Ravensburger. C’est que ce groupe familial allemand fondé en 1883 n’avait jamais connu une telle croissance. Quand d’autres patrons devaient gérer les fermetures, le chômage partiel et les prêts garantis par l’Etat, l’arrière-petit-fils d’Otto Maier, lui, a dû jongler avec des carnets de commande saturés et des ruptures de stock… Sans oublier de penser à l’avenir : plutôt sceptique sur les avatars contemporains du jeu – le tout-numérique, les licences ou les gadgets éphémères –, le seul membre de la famille à être impliqué directement dans la gestion du groupe préfère miser sur des tendances de fond, comme l’inventivité ou le jeu éducatif. Et la qualité.

Vous faites partie des entreprises pour lesquelles la crise sanitaire a été profitable…

Clemens Maier : Nos ventes ont bondi l’an dernier de plus de 20%, pour atteindre 632 millions d’euros. De mémoire, nous n’avions jamais enregistré une telle croissance annuelle. De fait, la crise sanitaire et les confinements successifs ont encouragé les gens à jouer. Les familles se sont rassemblées autour de jeux de société, les parents ont tenté de pallier la fermeture des écoles en achetant des livres éducatifs et les adultes ont cherché à se relaxer entre deux réunions sur Zoom ou Teams en se mettant aux puzzles.

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