Les images avaient fait le tour du monde. Un an et demi après l’incident à bord du vol 1282 d’Alaska Airlines, quatre membres d’équipage ont décidé de déposer une plainte contre Boeing pour «blessures physiques et mentales», rapporte ABC News. Tous les quatre accusent en effet le constructeur américain de négligence dans la fabrication de l’appareil concerné par l'accident.

Le 5 janvier 2024, quelques minutes seulement après son décollage de Portland, le bouchon de porte du Boeing 737 MAX 9 s’était soudainement détaché, provoquant une décompression totale de la cabine. Si l’avion était parvenu à se poser en urgence sans encombres, ni faire de blessés, les images montrant le trou béant sur l’appareil avaient fait le tour de la planète et relancé les critiques de sécurité des 737 MAX de Boeing.

Boeing se refuse à tout commentaire

Dans leur plainte respective, Adam Fisher, Michelle Hughes, Steven Maller et Christine Vasconcellos affirment que cet incident en vol, qui aurait pu être dramatique, leur a causé des «blessures personnelles permanente et de nature pécuniaire». Ainsi, Michelle Hughes explique qu’«il en est résulté de nombreuses difficultés à retrouver le métier de mes rêves, que j’exerçais avec fierté», tandis que Christine Vasconcellos juge que «cet événement n’aurait jamais dû se produire» et explique vouloir obtenir «justice, responsabilité et un ciel plus sûr».

De son côté, leur avocate Tracy Brammeier a tenu à saluer auprès du média américain le «courage» des quatre membres d’équipage qui ont suivi leur formation en «donnant la priorité aux passagers, tout en craignant pour leur propre vie». Et d’ajouter : «Ils méritent une indemnisation totale pour cette expérience traumatisante.» Accusé de ne pas avoir exercé une attention suffisante dans la production, la vente et la réparation de ses appareils 737 MAX, «Boeing savait ou aurait dû savoir que des problèmes de contrôle existaient sur la chaîne de production de ses 737 MAX», affirment les plaintes.

Pour l’heure, le constructeur américain s’est refusé à tout commentaire sur ces actions en justice et assure continuer de coopérer avec les autorités au sujet des enquêtes en cours, rapporte Le Parisien.