
Ce n’est pas à 74 ans que Jean-Yves Le Drian va entamer une carrière de sniper. Interrogé sur la candidature d’Anne Hidalgo, qu’il a fréquentée au Parti socialiste, le ministre des Affaires étrangères a soigneusement évité de taper sur son ex-camarade pour concentrer ses coups sur son ancienne formation politique. Il est "beaucoup trop tôt pour faire de la prévision politique. Le parti socialiste s'est retiré de l'histoire de la gauche. Il n'est plus le pilote de la gauche", a déclaré le vétéran du gouvernement, qui était l’invité de la matinale de France Info.
Candidature d'Anne Hidalgo : "Beaucoup trop tôt pour faire de la prévision politique. Le parti socialiste s'est retiré de l'histoire de la gauche. Il n'est plus le pilote de la gauche", déclare Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères pic.twitter.com/aVMuIXnXDT
— franceinfo (@franceinfo) September 16, 2021
Pour vous réveiller après une nuit un peu courte, il valait mieux opter pour la matinale voisine de France Inter. Face à Léa Salamé et Nicolas Demorand, l’ex-ministre de la Justice Christiane Taubira a piqué l’une des colères dont elle a le secret. Objet de son courroux ? Un certain Eric Zemmour, qui tarde à dévoiler ses intentions présidentielles. Pour l’icône du peuple de gauche, “des Zemmour, il y en aura d'autres, des individus qui sont dans un confort matériel et social, parce que personne ne conteste leur haine, personne ne les marginalise, ne les stigmatise dans l'incapacité qu'ils ont d'accepter la société".
.@ChTaubira : "Des Zemmour, il y en aura d'autres, des individus qui sont dans un confort matériel et social, parce que personne ne conteste leur haine, personne ne les marginalise, ne les stigmatise dans l'incapacité qu'ils ont d'accepter la société" #le79inter pic.twitter.com/VvLMScSEbY
— France Inter (@franceinter) September 16, 2021
Et pourtant, même Robert Ménard, peu suspect de haine à l’égard de “Z”, commence à prendre ses distances. Sur LCI, jeudi matin, le maire de Béziers a réitéré son refus de parrainer Eric Zemmour pour la présidentielle. Quant à la proposition du polémiste d’interdire les prénoms d’origine étrangère, elle est très loin d’être à son goût. "Ça n'a aucun sens, c'est inaudible pour les gens, je n'oserais jamais, j'aurais honte [et] ça n'a aucune importance", a-t-il déclaré.
🔴🗣️ Éric #Zemmour veut "interdire prénoms d'origine étrangère" : "Ça n'a aucun sens, c'est inaudible pour les gens, je n'oserais jamais, j'aurais honte [et] Ça n'a aucune importance", affirme @RobertMenardFR dans #LesMatinsLCI | @EliMartichoux. pic.twitter.com/LcDcaqVCTv
— LCI (@LCI) September 16, 2021
Une alliance des maires sudistes contre Zemmour ? Sur le plateau de France 2, ce matin, l’édile RN de Perpignan Louis Aliot a dégainé un autre argument massue pour flinguer une possible candidature du polémiste. “Quand on regarde les sondages, il est le meilleur allié du système, c’est-à-dire du maintien d’Emmanuel Macron”. Crédité de 8 à 10% des intentions de vote selon les instituts, Zemmour semble, en effet, piquer des voix à presque tout le monde à droite (Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan et Xavier Bertrand) mais pas au chef de l’Etat.
"Eric #Zemmour est le meilleur allié du maintien du système et de M. Macron"
— Info France 2 (@infofrance2) September 16, 2021
🗨 @Louis_Aliot, vice-président du @RNational_off
▶ #les4V avec @Caroline_Roux pic.twitter.com/hUyz8Us3Xo
Sur RTL, Olivier Véran a dressé un premier bilan de l’obligation vaccinale des soignants, officiellement entrée en vigueur hier, mercredi 15 septembre. "Près de 3 000 suspensions hier sur 2,7 millions de salariés, essentiellement du personnel du service support, peu de blouses blanches", a énuméré le ministre de la Santé, visiblement rassuré par le nombre assez faible d’irréductibles “antivax” dans les établissements de santé.
💬 L'obligation vaccinale des #soignants : "Près de 3 000 suspensions hier sur 2,7 millions de salariés, essentiellement du personnel du service support, peu de blouses blanches", @olivierveran dans #RTLMatin avec Yves Calvi pic.twitter.com/TpdLGwrTxL
— RTL France (@RTLFrance) September 16, 2021
De son côté, Sud Radio recevait Olivier Dussopt. Le ministre des Comptes publics a, ô surprise, confirmé son souhait d’une réélection d’Emmanuel Macron, qui propose “le seul projet progressiste et social-démocrate” en 2022. Après cette inflation de compliments, le locataire de Bercy est revenu à sa préoccupation essentielle du moment : la flambée des prix, particulièrement ceux des carburants, qui a poussé le gouvernement à revaloriser le chèque énergie de 100 euros. La faute à l’inflation qui galope (2,2% en octobre selon la Banque de France) depuis la fin de la crise sanitaire. Toutefois, Olivier Dussopt se veut rassurant : "L'inflation devrait revenir à des niveaux plus normaux l'année prochaine, mais nous avons des mécanismes de protection, comme la hausse du SMIC". Début octobre, le salaire minimum sera automatiquement revalorisé de 35 euros brut environ sur la fiche de paye.
[#SudRadio] 🗣@olivierdussopt : "L'#inflation devrait revenir à des niveaux plus normaux l'année prochaine, mais nous avons des mécanismes de protection, comme la hausse du #SMIC"
— Sud Radio (@SudRadio) September 16, 2021
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