La fin du mois se rapproche désormais de la fin du monde. Ce slogan, largement relayé ces dernières années, prend une tout autre résonance dans le contexte actuel. Comment répondre à l’urgence climatique tout en soutenant le pouvoir d’achat des ménages ? La crise énergétique et la récente publication du dernier volet du rapport du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) ont replacé les enjeux du dérèglement climatique et de l’énergie sur le devant de la scène et nous rappellent notre forte dépendance aux énergies fossiles. Une politique responsable pour le climat et pour le pouvoir d’achat consisterait bien évidemment à tenter de nous défaire de cette addiction.

Pourtant, le programme de Marine Le Pen, finaliste de l’élection présidentielle, se place totalement à rebours de ces constats et des objectifs que la France s’est fixés en matière de décarbonation. Selon les experts, son application conduirait à un renforcement de notre dépendance aux énergies fossiles et il ne permettrait tout simplement pas de répondre à nos besoins en électricité, qui vont nécessairement augmenter dans les années à venir. “On est plus dans la démagogie que dans un véritable programme”, avance Greg de Temmerman, docteur en physique expérimentale et directeur général du think tank Zenon Research, qui relève de nombreuses incohérences. Dans un article publié en début de semaine, le laboratoire d’idées Terra Nova (certes plutôt classé à gauche) a également pointé le danger que représente le projet de Marine Le Pen, tant sur le climat que sur le pouvoir d’achat des ménages. Nucléaire, énergies renouvelables, sobriété… décortiquons son contenu.

Nucléaire : la folie des grandeurs

La suite est réservée aux abonnés
Offre spéciale -30% avec le code HIVER26
  • Accès à tous nos articles pour comprendre l’économie
  • Des conseils pratiques et solutions concrètes pour gérer vos finances
  • Lecture immersive, publicité limitée
  • Sans engagement