
Souvent isolées et malades, les personnes âgées sont des cibles privilégiées pour les malfaiteurs. Ainsi la tendance observée en 2023 sur l’explosion du nombre de cas d’abus de faiblesse sur les personnes âgées dans la capitale française s’est confirmée l’année dernière, rapporte Le Parisien ce vendredi 21 février. A Paris, en 2024, le ministère public a en effet reçu 391 signalements pour abus de faiblesse ou abus de confiance, soit au moins un par jour.
Ces signalements proviennent d’établissements bancaires, de la famille ou de proches ou encore à la suite d’une demande de tutelle ou de curatelle. Si dans la majorité des cas, il n’y a aucune procédure pénale déclenchée, les affaires confiées aux commissariats, voire à la police judiciaire, sont souvent complexes et longues. Toutefois, on observe systématiquement un schéma psychologique similaire, comme l’explique Anne Proust, vice-procureure au tribunal de Paris, dans Le Parisien, qui décrit «souvent un duo» et une «emprise dans laquelle on phagocyte la victime».
Auxiliaires de vie et soignants en cause
Le profil type de l’auteur de ces abus de faiblesse sur des personnes âgées est «plutôt une femme, primo-délinquante avec un peu d’expérience dans la vie. Il y a souvent toute une ambivalence dans la relation qui s’est nouée avec la victime», poursuit la magistrate. Les professions les plus en lien avec les seniors isolés, à savoir les auxiliaires de vie et les soignants, sont les plus mises en cause. Viennent ensuite les concierges, les voisins, les amis, les compagnons et surtout les nouveaux compagnons, mais aussi les arrière-petits-neveux, indiquent nos confrères.
Pour rappel, l’abus de faiblesse consiste à profiter de la vulnérabilité d’une personne aux fins de l'inciter à faire et conclure des actes qui pourraient avoir des conséquences graves et préjudiciables pour elle. Les auteurs de ce délit encourent une peine de prison de 3 ans, voire plus si l’infraction d’escroquerie est retenue.


















