Les écologistes ont eu bien du mal à imposer leurs thématiques durant la campagne. Et pourtant, l’environnement figure en cinquième position parmi les principales préoccupations des Français. Lesquels ne perçoivent plus le réchauffement climatique comme un horizon lointain. Les candidats, eux, restent très divisés.

Promouvoir la voiture propre

Yannick Jadot se positionne, ce n’est pas une surprise, comme le plus offensif sur la question. Il veut, en effet, mettre un terme dès 2030 – et non pas en 2035 comme le suggère Bruxelles – à la vente de véhicules neufs fonctionnant avec des carburants fossiles, y compris les hybrides. Autre proposition qui fera hurler certains, il entend imposer à tous les véhicules de plus de 1,5 tonne, les gros SUV comme les poids lourds, une limitation de vitesse à 90 kilomètres-heure sur autoroute... De l’autre côté de l’échiquier politique, Valérie Pécresse suggère, elle, d’imposer aux loueurs de voitures un parc 100% électrique à partir de 2030, ce qui permettrait de créer un marché de l’occasion. Elle veut, à l’inverse de son concurrent vert, que les véhicules hybrides neufs soient autorisés jusqu’en 2040.

Côté aide, la plupart des candidats proposent entre 6000 euros (Pécresse) et 10000 euros de primes à la conversion à l’électrique (Roussel) contre actuellement 5000 euros maximum et sous conditions. Anne Hidalgo, pour sa part, imagine une forme de «leasing social» pour les autos à batteries que les particuliers pourraient ainsi utiliser pour un prix inférieur à celui des véhicules à essence. Autre idée de la maire de Paris: installer 1 million de bornes électriques dans les dix ans, un objectif qui serait très dur à tenir puisque l’on est tout juste capable d’en installer 30000 par an actuellement.

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