Gabriel Attal, Gérald Darmanin, Nicole Belloubet et Eric Dupond-Moretti étaient réunis jeudi 4 avril place Beauvau afin d’échanger sur la sécurisation de «150 à 200» établissements scolaires «à risque». Les préfets, les recteurs et les procureurs généraux étaient également conviés. Le gouvernement tente de rassurer la communauté éducative qui réclame davantage de sécurité aux abords des établissements scolaires après quelques semaines de tensions.

Mercredi 3 avril, lors d’une audition au Sénat, la ministre de l’Education nationale a décompté «400 établissements visés» par une série de menaces d’attentats et d’alertes à la bombe sur les intranets des établissements. Fin mars, le proviseur d’un lycée parisien (Maurice-Ravel) a donné sa démission par «mesure de sécurité» après des menaces de mort proférées en ligne. Plus généralement, le gouvernement remarque une augmentation du nombre d’incidents graves dans les écoles publiques : il était de 3 pour 1 000 élèves en 2021-2022, il est passé à 4,6 pour 1 000 l'année suivante. Depuis le passage au dernier niveau du plan Vigipirate, le 22 mars, la sécurité aux abords des établissements scolaires avait déjà été renforcée. Jeudi, le ministère de l'Education a résumé dans un dossier de presse les mesures mises en place afin de «renforcer partout le niveau de vigilance, de protection et de riposte face aux menaces», selon les propos de Nicole Belloubet.