Ça s’appelle avoir du flair : au printemps 2020, alors que la pandémie déferle sur la France, le gouvernement affirme vouloir réserver les tests anti-Covid aux seuls hôpitaux publics. Dans ce contexte, nombre de laboratoires d’analyse biologique hésitent à investir dans de coûteuses machines de tests PCR qui donnent les résultats en quelques heures. Pas Stéphane Eimer. Le P-DG et actionnaire majoritaire de Biogroup négocie à tout-va avec les équipementiers et paie cash.

Médecin biologiste de formation quand ses homologues sont souvent financiers, il connaît les rouages de l’hôpital public. La lourdeur de ses procédures et sa fâcheuse habitude de tout régler à 90 jours. "Je pressentais que le schéma initial ne pouvait tenir vu l’ampleur de la crise et qu’on allait vite devenir indispensables", raconte Stéphane Eimer. Quelques semaines plus tard, les pouvoirs publics appellent effectivement en renfort les laboratoires privés. Entre-temps, Biogroup a déjà pris de l’avance.

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