
Le CAC 40 a bondi cette semaine, amplifiant son mouvement de reprise initié depuis le point bas majeur du lundi 5 août. La semaine a été globalement faste pour les marchés actions des grandes puissances économiques. En particulier pour la Bourse de Tokyo, qui a gagné 7,9% d’un vendredi à l’autre, portant ainsi ses gains à 21% depuis son point bas du 5 août ! Wall Street a aussi tiré son épingle du jeu, avec des gains de 3,7% sur la semaine pour le S&P 500 et de 2,7% pour le Dow Jones, tandis que le Nasdaq s’est adjugé 5,3% (à l’heure où ces lignes sont écrites, la semaine boursière n’est toutefois pas encore clôturée, sur le marché actions américain).
Ce rebond d’ampleur s'explique par un certain reflux des craintes de récession aux Etats-Unis, qui s’étaient multipliées début août suite à l’annonce d’un inquiétant rapport mensuel sur l’emploi américain, marqué par un bond surprise du taux de chômage en juillet. En effet, cette semaine, le recul surprise des demandes hebdomadaires d'allocations chômage outre-Atlantique a relativisé la portée négative de ce rapport mensuel de l’emploi américain. Même si l’inflexion défavorable du marché du travail constitue encore un aléa pour l'économie américaine, les données récentes sur les allocations chômage contribuent à atténuer les craintes d’un prochain basculement en récession des États-Unis, note ainsi le courtier eToro.
Le répit sur la consommation des ménages salué par la Bourse, mais d’autres pans de l’économie américaine inquiètent
Et alors que la consommation des ménages - principal pilier du produit intérieur brut des Etats-Unis (elle représente environ 70% du PIB du pays de l’oncle Sam) - avait envoyé des signes de fatigue ces derniers temps, le récent rapport sur les ventes au détail (+1% en juillet, contre seulement +0,4% attendu par les économistes) a battu les prévisions des économistes dans tous les domaines, apprécie eToro. Pour autant, le tableau d’ensemble de l’économie américaine est loin d’être rose. En particulier, l’immobilier et l'industrie envoient des signaux préoccupants. L'indice NAHB du marché immobilier américain est tombé à 39 en août (alors que les économistes s’attendaient à 42, en moyenne), après 41 en juillet. Quant à l’industrie, la production a reculé de 0,6% en juillet (contre un reflux attendu de 0,1% seulement), tandis que l’indice Philly Fed (indice de l'activité manufacturière à Philadelphie) est tombé ce mois-ci sous 0 pour la première fois depuis janvier, à -7 (contre 6 espéré et 14 en juillet).
Les chiffres mitigés sur l’inflation compliquent la tâche de la Fed sur ses taux, comment réagira la Bourse ?
Alors que les derniers chiffres économiques brossent un tableau en demi-teinte de l’économie américaine, les dernières statistiques sur l’inflation (+2,9% pour l’indice des prix à la consommation en juillet, contre +3% attendu et +3% en juin) apparaissent elles aussi mitigées. A cet égard, Lombard Odier Investment Managers note des pressions inflationnistes persistantes dans les services (sur fond de net renchérissement du logement) mais une tendance déflationniste (baisse des prix) sur les biens. Ces signaux mi-figue mi-raisin envoyés par l'inflation des services et la déflation des biens présentent à la Fed un paysage complexe, juge le gérant d’actifs, qui s’interroge ainsi sur l’ampleur de la baisse du taux directeur de la Fed attendue pour septembre. Si le principe d’une baisse du taux directeur semble acquis, on peut douter que la Fed ira jusqu'à le réduire de 0,5 point de pourcentage, en l’absence de risques systémiques majeurs, fait valoir Lombard Odier Investment Managers. Une baisse limitée à 0,25 point ne serait donc pas surprenante. Reste à savoir comment la Bourse réagira au geste de la Fed le mois prochain…
L’approche prudente de Momentum, la lettre de Capital sur la Bourse, a porté ses fruits
Momentum, la lettre d’investissement premium de Capital sur la Bourse, a su anticiper correctement, ces derniers mois, la trajectoire baissière du CAC 40 et faire preuve de sélectivité à bon escient sur les actions françaises. Nos lecteurs ont pu acheter des valeurs telles que Sodexo ou Orange dans le creux de la vague, avec des gains confortables et rapides à la clé. Des actions telles que celles de l’assureur crédit Coface ou du numéro un mondial des mines d’or Newmont ont connu de bien meilleures trajectoires, respectivement, que celles de la Bourse de Paris ou de Wall Street depuis nos scénarios haussiers. Et surtout, notre équipe a averti à temps ses lecteurs du risque de plongeon marqué de nombreuses actions françaises, qui s’est concrétisé dans la plupart des cas.
CAC 40, BNP Paribas, Hermès, Alstom, Bouygues, Amazon… au programme de Momentum cette semaine
Outre nos scénarios actualisés régulièrement sur le CAC 40, nous avons jaugé cette semaine le potentiel de nombreuses actions françaises (ou parfois américaines), avec des scénarios haussiers ou baissiers : Alstom, Danone, STMicroelectronics, Amazon, Safran, Unibail-Rodamco-Westfield (URW), Dassault Systèmes, Schneider Electric, Hermès, Bouygues et BNP Paribas. Nous avons aussi livré notre analyse sur les perspectives du Nasdaq 100, indice actions américain riche en valeurs technologiques. Découvrez chaque jour dans Momentum nos analyses sur la Bourse, en vous inscrivant via le lien inséré dans cet article. Par ailleurs, découvrez Les figures chartistes de l’analyse technique et L’analyse technique en 50 cas pratiques, mes deux livres consacrés aux méthodes d’investissement en Bourse.
















