
La Bourse de Paris évolue dans le vert mercredi, avant de connaître la première estimation de l'inflation en zone euro en janvier, tout en digérant des résultats d'entreprises. Vers 10H00 (heure de Paris), le CAC 40 prenait 0,48% à 8.221,56 points. La veille, l'indice vedette avait perdu 0,02%, à 8.179,50 points, en baisse de 1,67 point.
Le principal rendez-vous de la journée est la publication de l'inflation en zone euro pour le mois de janvier, à la veille de la première réunion de la Banque centrale européenne (BCE) de l'année. L'institution monétaire devrait «sans grande surprise, laisser les taux de l'institution centrale inchangés», relève Romain Aumond, macroéconomiste et stratégiste chez Natixis. Autre point d'attention des marchés : la saison des résultats d'entreprises, qui bat son plein.
Soitec salué, le Crédit Agricole boudé en Bourse
Le groupe de matériaux de semi-conducteurs français Soitec a fait état mardi d'un chiffre d'affaires en hausse de 18% au troisième trimestre de son exercice décalé 2025-2026, «au dessus des objectifs».Il bondissait vers 9H50 de 11,59% à 27,53 euros.
La banque française Crédit Agricole voyait elle son titre baisser de 2,59% à 18,26 euros, en dépit de résultats qui ont dépassé les attentes du marché. Ces derniers ont toutefois «été compensés par des provisions et des coûts plus élevés, pour lesquels nous attendons davantage de clarté sur les perspectives», expliquent les analystes de RBC Capital Markets. Pour le quatrième trimestre 2025, Crédit Agricole a publié un bénéfice net «de 1,02 milliard d'euros, au-dessus des 996 millions d'euros attendus par le consensus (soit +2,9%)». Mais «ce dépassement du bénéfice net s'explique par un impôt sur les sociétés plus faible qu'attendu», détaillent encore les analystes de RBC.
Capgemini toujours en souffrance, Henkel s'offre Stahl
Le groupe français Capgemini, qui avait déjà chuté de 9% la veille, perdait encore 2,21% à 119,25 euros vers 9H40 à Paris. Les investisseurs ont «de plus en plus d'inquiétudes quant à la manière dont les progrès de l'intelligence artificielle pourraient perturber les modèles économiques traditionnels», comme celui des logiciels, relève Patrick Munelly, analyste pour Tickmill Group. Ces craintes ont été déclenchées par le lancement mardi par la startup Anthropic «d'un nouvel outil d'IA conçu pour traiter les tâches juridiques et de recherche traditionnellement effectuées à l'aide de bases de données payantes», relève Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank. Cette «annonce a effrayé les marchés, déclenchant une forte vague de ventes parmi les éditeurs de logiciels» qui «commercialisent des outils d'analyse de données et d'aide à la décision aux avocats, banques et entreprises» par «crainte que l'IA ne viennent leur ravir leur marché», ajoute-t-elle.
La société d'investissement Wendel (+6,03% à 86,15 euros) a annoncé mercredi avoir signé un accord de cession de sa participation dans Stahl, spécialiste des revêtements, en vue de la vendre à l'allemand Henkel (Schwarzkopf, Mir, Le Chat...) à hauteur de 1,2 milliard d'euros. «En plus de Wendel (68,5% du capital), BASF (16,1%), Clariant (14,6%) et les autres actionnaires minoritaires de Stahl céderont également leurs parts dans Stahl à Henkel», est-il précisé dans le communiqué de Wendel, pour une acquisition valorisée au total à 2,1 milliards d'euros.















