La Bourse de Paris évolue en hausse ce jeudi 29 janvier, au lendemain de la décision de la banque centrale américaine de laisser ses taux variables en faisant état d'une croissance «robuste» aux Etats-Unis, dans un marché animé par les résultats d'entreprises. Vers 10h15, heure de Paris, l'indice vedette CAC 40 avançait de 0,84%, soit de 67,92 points à 8 134,60 points, tentant de reprendre de la hauteur après avoir terminé en net réponse la veille (-1,06%) à l'émission d'une séance marquée par la déroute de LVMH, plus grosse capitalisation boursière française, qui a chuté de 7,89% après la publication de ses résultats annuels.

Les investisseurs ont déniché ce jeudi la première réunion de l'année de la banque centrale américaine (Fed), qui a maintenu ses taux directeurs entre 3,50% et 3,75% après avoir les avoir réduits de trois quarts de point de pourcentage dans les derniers mois de 2025. «Ce qui a réellement retenu l'attention des investisseurs, ce n'est pas la décision en elle-même, mais le ton du communiqué, sensiblement plus ferme qu'auparavant», commente John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.

La Fed maintient ses taux : quel impact sur la Bourse ?

Dans son communiqué, l'institution souligne que la croissance économique reste «robuste», suggérant qu'un soutien monétaire supplémentaire - à savoir une baisse des coûts d'emprunt via des réductions de taux - ne s'impose pas à court terme. «Il ne s'agit donc pas d'un tournant, mais d'une pause assumée, indiquant que toute évolution future dépendra exclusivement des données économiques», ajoute John Plassard.

Par ailleurs, la Fed estime désormais que le marché du travail montre «des signes de stabilisation». Le taux de chômage s'élevait à 4,4% en décembre et, lors de sa réunion précédente, elle évoquait encore une légère dégradation de l'emploi. «Pour les marchés, le message est simple : il faudra composer avec des taux élevés plus longtemps que prévu», résume le stratège. Outre la macroéconomie, le regard des acteurs du marché reste rivé sur la saison des résultats.

Sanofi maintient sa stratégie ambitieuse

Le géant pharmaceutique français Sanofi (-0,39% à 77,24 euros) a vu son chiffre d'affaires progresser de 6,2% à 43,62 milliards d'euros en 2025, en ligne avec les attentes du marché, et a dit prévoir «un programme de rachat d'actions d'un montant d'un milliard d'euros en 2026» après avoir procédé en 2025 à un programme de 5 milliards d'euros.

Espoirs de reprise pour STMicroelectronics

Le fabricant franco-italien de composants électroniques STMicroelectronics a achevé l'année 2025 avec un bénéfice net part du groupe en chute de près de 90%, à 166 millions de dollars, incluant une dépréciation d'actifs et des charges de restructuration de 376 millions de dollars, en lien avec le nouveau projet d'entreprise annoncé à l'automne 2024. Le chiffre d'affaires ressort annuel en baisse de 11%, à 11,8 milliards de dollars. Le groupe fait cependant mieux que ce que le marché attendait et ses résultats sont accueillis positivement (+1,86% à 25,45 euros) «grâce aux espoirs de reprise», commentent les analystes d'Oddo BHF.

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Rémy Cointreau grimpe en Bourse

Rémy Cointreau a enregistré un recul de 3,3% de son chiffre d'affaires au troisième trimestre de son exercice décalé 2025-26 mais a confirmé ses objectifs annuels, rassurant le marché. Le titre décollait de 6,84% à 41,86 euros. Son chiffre d'affaires sur la période courante d'octobre à décembre s'est élevé à 245,8 millions d'euros, selon un bilan publié jeudi. Hors effet de changement, il affiche une croissance de 2,8%. Ailleurs à la cote parisienne, Pernod Ricard bondissait de 3,12% à 76,68 euros, profitant de l'élan de Rémy Cointreau.

Déception pour Eurofins

Le géant français des laboratoires d'analyses Eurofins Scientific a clôturé une bonne année 2025, marquée par un rythme d'acquisitions toujours soutenu, mais a dégagé des résultats un peu en-deçà des attentes. Le titre cédait 2,10% à 68,96 euros.