Il est 7 heures du matin lorsque Philippe Jacquin passe le portique de sécurité du centre de recherche de Michelin, à Ladoux, dans la périphérie nord de Clermont-Ferrand. Avec lui, ce sont presque 2.000 personnes qui défilent chaque jour sous l’œil enjoué du Bibendum, l’effigie historique du fabricant de pneumatiques. Arpentant la rue de l’innovation, longue de 313 mètres et surmontée d’une immense nef en verre, le vice-président B2C du développement pneumatique rejoint son équipe.

Cet ingénieur savoyard chapeaute tous les futurs produits destinés aux véhicules de tourisme et aux deux-roues. «Nous devons aujourd’hui nous adapter à un parc où les véhicules électriques, hybrides et connectés sont de plus en plus nombreux, explique-t-il. Pour chacun d’entre eux, le travail engagé sur l’architecture du pneu diffère, mais toujours avec l’exigence de durabilité qui est notre marque de fabrique.»

En se dotant, en 2016, de ce nouveau campus, Michelin a rénové aussi son organisation. Remodelées en mode projet et réparties sur les 80 plateaux de travail du bâtiment, les équipes ont pour objectif d’effacer les frontières entre conception, ingénierie et marketing sur une même gamme de produits.

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