Daniel Kretinsky bientôt au capital de TotalEnergies ? L’affaire serait en bonne voie. Pour produire davantage d’électricité, le géant pétrolier français serait sur le point de créer une coentreprise de production d'électricité en Europe de l'Ouest, nous apprend Franceinfo. Selon nos confrères, dans le cadre de cette opération, TotalEnergies va acquérir 50% d'une plateforme de production flexible d'électricité (centrales à gaz et à biomasse, batteries) appartenant à Energetický a průmyslový holding (EPH). Or, le milliardaire, magnat de l'énergie, des médias et de la distribution, en est l'actionnaire majoritaire.

Cette opération par échange d'actions va permettre au milliardaire tchèque de prendre une participation au capital du géant des hydrocarbures. Dans un communiqué publié par le groupe français, il est précisé que l’opération est valorisée à 5,1 milliards d'euros. «Cela représente environ 4,1% du capital social de TotalEnergies et fera d'EPH l'un des premiers actionnaires de la compagnie à l'issue de l'opération», est-il précisé. Valorisée à 10,6 milliards d'euros, EPH est détenue majoritairement par Daniel Kretinsky, dont il est le président du conseil d'administration, indique l’AFP.

EPH recevra l'équivalent de 5,1 milliards d'euros en actions

«L'accord prévoit qu'EPH recevra l'équivalent de 5,1 milliards d'euros en actions TotalEnergies via l'émission de 95,4 millions d'actions, sur la base d'un prix égal à la moyenne pondérée par les volumes des cours des vingt séances de bourse ayant précédé le 16 novembre (date de signature), soit 53,94 euros par action», peut-on lire encore dans le communiqué.

Sur la période 2026-2030, la prévision d'investissements nets de TotalEnergies va être réduite d'un milliard de dollars. Mais comme cette opération se fait par échange d'actions dans sa stratégie d'investissements, cela va permettre au géant pétrolier d'adapter ses prévisions d'investissements sur la période. A horizon 2030, il maintient son objectif de 100-120 TWh. Pour 2026, TotalEnergies avait déjà abaissé fin septembre ses prévisions d'investissements nets autour de 16 milliards de dollars.

Dans le cadre de cette coentreprise, chacune commercialisera sa part de production et aura la charge de la gestion industrielle des actifs et du développement du portefeuille. A noter que les capacités en construction ou en opération se situeront en Italie, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Irlande et en France et représenteront une production nette annuelle de 15 térawattheures (TWh).