
Alors que Jean-Marc Janaillac, patron d’Air france-KLM, avait mis sa tête en jeu, dans le cadre d'un projet d'accord salarial, il vient de tirer sa révérence. Une annonce qui a fait l’effet d’un coup de tonnerre, alors que la compagnie historique tricolore est déjà très affaiblie par le long conflit social et d’innombrables jours de grève. “Vendredi soir, on apprenait les résultats de la consultation des salariés sur l’accord salarié pluriannuel proposé le 16 avril (+7% sur 4 ans, dont +2% dès 2018). Avec une participation de 80,3% à cette consultation, le résultat du vote des 46.771 salariés a été “non” à 55,44%”, rapporte Invest Securities. Pour mémoire, l'intersyndicale regroupant dix organisations réclamait une hausse de 5,1% des salaires rien que pour cette année.
"J'assume les conséquences de ce vote et je remettrai dans les prochains jours ma démission aux conseils d'administration d'Air France et d'Air France-KLM", a déclaré Jean-Marc Janaillac face aux journalistes, en regrettant un "immense gâchis", rapporte Reuters. "J’espère que mon départ permettra de créer une prise de conscience collective et d’amorcer les conditions d’un rebond", a-t-il déclaré lors d'un point presse organisé juste après la fin du référendum. Pour autant, rien n’est moins sûr, d’autant que plus

