"Dans un rayon d’une dizaine de kilomètres, il y a 14 enseignes qui vendent des cuisines. Et pourtant, on se porte très bien !" Florent Lavillat, manager du magasin SoCoo’c d’Epagny, la vaste zone commerciale des faubourgs nord-ouest d’Annecy, a de quoi se montrer satisfait : au premier trimestre – précisément du 1er janvier au 16 mars, date anniversaire du début du premier confinement –, ses ventes ont carrément augmenté de 43% par rapport à la même période de 2020. Non seulement les clients sont plus nombreux, mais ils dépensent plus. "La facture finale tournait autour de 5.500 euros par cuisine, voilà deux ans. Aujourd’hui, on est aux alentours de 6.700 euros avec l’électroménager et la pose", raconte l’heureux commerçant.

Il n’y a pas que dans la prospère préfecture de Haute-Savoie que les cuisinistes se régalent. "Dès la fin du confinement, les ventes ont bondi de 40% en juin, et le rythme se maintient", constate Christian Sarrot, secrétaire général du Snec (Syndicat national de l’équipement de la cuisine). Résultat? Malgré des mois de fermeture, le marché s’est maintenu à 3,5 milliards d’euros en 2020. "L’engouement des Français pour leur cuisine ne date pas d’hier, cette pièce que l’on cachait s’est ouverte pour devenir le centre convivial de la maison, raconte Laurent Blum, directeur général de Schmidt Groupe, leader du secteur. Mais la passion que l’on observe ces derniers mois est assez exceptionnelle !"

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