
“Je vous confirme que le groupe Lagardère ne versera pas de dividende en 2022 au titre de l’exercice 2021”, a déclaré Arnaud Lagardère au Figaro la semaine dernière. Mais le co-gérant a oublié de dire que cette suppression du dividende a été demandée par ses créanciers, c’est-à-dire les banques et l’Etat. En effet, selon les informations de Capital, les accords de financement du groupe passés avec eux plafonnent le dividende sur les années à venir. Précisément, ces accords stipulent qu’aucun dividende ne sera versé en 2021 ni 2022. En 2023, le dividende versé ne devra pas dépasser 0,5 euro par action, soit 70,5 millions d’euros, à condition toutefois que la dette nette soit inférieure à 2 milliards d’euros (elle s’élevait à 1,7 milliard d’euros fin 2020). Enfin, en 2024, le dividende sera au maximum de 1,3 euro, soit 180 millions d’euros.
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Cette cure d’austérité ne fait pas les affaires des actionnaires du groupe, habitués à percevoir depuis 2008 un dividende généreux de 1,3 euro par action. Si généreux qu’il absorbait souvent la totalité du résultat net, voire m

