Trente années d’expertise dans la gestion des eaux pluviales

L’objectif pour l’association est ainsi de faire évoluer la perception de la gestion des eaux — trop souvent considérées comme un simple déchet à traiter —, pour en faire une véritable ressource au service du bien commun.

« Depuis 170 ans, on pose des tuyaux sous terre pour se débarrasser des eaux pluviales. Or, on se rend compte désormais que cette eau n’est pas un déchet, mais bien une richesse à valoriser au sein de l’urbanisation », explique à ce sujet Jean-Jacques HERIN, Président d’ADOPTA et ancien directeur technique de Douaisis Agglo et ses 150 000 habitants.

L’eau peut notamment être utile pour rafraîchir et embellir la ville avec la création d’îlots de fraîcheur, répondant ainsi aux enjeux de réchauffement climatique. « D’autre part, à force d’évacuer l’eau pluviale, les nappes phréatiques ne se remplissent plus, ce qui cause des problématiques de sécheresse et de manque d’eau qui débouchent sur des arrêtés sécheresse. Les entreprises sont donc contraintes de réduire leur consommation d’eau, ce qui peut impacter directement leur activité économique. Cette redéfinition de la gestion de l’eau est donc utile à tous en société !  »

La création d’un forum au service de la gestion durable des eaux pluviales

En termes d’actions concrètes, l’association ADOPTA a initié en 2007 le Forum National de la Gestion Durable des Eaux Pluviales, dont la dernière édition a rassemblé près de mille participants.

« Nous avons également développé un showroom de 1000 mètres carrés pour présenter une large palette de nouveautés et de solutions nouvelle génération, comme par exemple avec la création de la société CACTILE qui a inventé des tuiles, des clôtures et des éléments de façades capables de stocker l’eau ; mais aussi la société CONSTRU qui a développé des filtres pour le prétraitement de ces eaux pluviales. »

Alors que ses formations professionnelles — à destination des bureaux d'études et des entreprises de travaux publics — enregistrent une hausse marquée de la demande, l’association ADOPTA poursuit son développement à l'échelle nationale, en lien avec les six agences de l'eau du territoire.

« Évacuer les eaux pluviales va conduire tous les territoires, quels qu’ils soient, à une impossibilité financière, notamment face au durcissement des réglementations. Il faut donc aujourd’hui gérer cet enjeu autrement pour répondre aux défis futurs », conclut Jean-Jacques HERIN.

Pour plus d’informations sur les initiatives et le savoir-faire de l’entreprise, rendez-vous sur le site internet d’ADOPTA.

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