
Urgo passe un cap symbolique. La marque tricolore emblématique du pansement annonce avoir dépassé le milliard d’euros de chiffre d’affaires et confirme ce lundi 18 mai un nouveau plan d’investissement de 150 millions d’euros en France, rapporte BFM Business. Interrogé par nos confrères, le président d’Urgo, Tristan Le Lous, a attribué cette performance à deux leviers majeurs. «La clé de notre développement ça a été l’international et l’innovation, les deux moteurs de notre croissance», a-t-il déclaré.
Présent dans plus de 60 pays et fort d’environ 4 000 collaborateurs, dont la moitié en France, le groupe familial né en Bourgogne en 1880 poursuit sa croissance, notamment grâce à son activité aux Etats-Unis, où il anticipe «une progression de 50% sur les deux prochaines années». Urgo affirme désormais faire partie des entreprises françaises, sans dette, ayant franchi le cap du milliard d’euros de chiffre d’affaires. Dans la continuité de cette dynamique, le groupe prévoit un plan d’investissement de 150 millions d’euros sur la période 2026-2027.
Une stratégie tournée vers le «Made in France»
Selon un communiqué, ce programme sera «dédié à la recherche, à l’innovation et au développement de ses implantations industrielles dans l’Hexagone». Ces investissements s’inscrivent dans une stratégie visant à «maintenir et développer ses capacités industrielles en France, où sont aujourd’hui fabriqués près de 80% de ses produits». Ils doivent notamment permettre de renforcer la recherche et développement, en particulier dans le domaine de la peau artificielle, de moderniser les sites de production et d’accélérer l’innovation industrielle.
«Urgo continue à se développer en s’appuyant sur ce qui fait sa force : l’innovation et son outil industriel solide», a également souligné Tristan Le Lous, cité dans le communiqué du groupe. Le plan d’investissement devrait également avoir «un impact direct sur l’emploi», même si aucun chiffre précis n’a été communiqué à ce stade.
En novembre dernier, Urgo a annoncé la construction d’une nouvelle usine à Andrézieux-Bouthéon, dans la Loire. D’une surface de 35 000 m² et représentant un investissement de 60 millions d’euros, ce site devrait être opérationnel d’ici 2029. L’objectif est ambitieux : faire de cette implantation le futur premier site mondial de production de bandes de compression médicale. A terme, ce projet pourrait générer environ 200 emplois directs et 115 emplois indirects dans la région.



















