Le débat sur la réforme des retraites continue à l’Assemblée nationale. Point le plus crispant de ce texte, le report de l’âge légal de 62 à 64 ans. Si le texte est adopté en l’état, les actifs nés à compter du 1er septembre 1961 devront travailler plus longtemps. Et pas question de faire des exceptions pour les fonctionnaires, qu’ils soient de la fonction publique territoriale, hospitalière ou d’État. Pour la catégorie dite “sédentaire”, le décalage sera le même que pour le privé.

Pour la catégorie dite “active”, qui regroupe les emplois exposant à un risque particulier ou à une fatigue exceptionnelle, le décalage prévu est aussi de deux ans. Pour ceux qui pouvaient partir à 52 ans, l’âge sera donc repoussé à 54 ans (catégorie “super-active”) et il passera à 59 ans pour ceux qui pouvaient partir dès 57 ans (catégorie “active”). Dans la Foire aux questions publiée par le ministère de la Transformation et de la Fonction publiques, le calendrier de ce report est détaillé. En toute logique, étant donné que les départs sont anticipés, ce ne sont pas les générations nées à partir du 1er septembre 1961 qui seront les premières concernées mais celles nées à compter du 1er septembre 1966 pour les fonctionnaires actifs et du 1er septembre 1971 pour les catégories super actives.

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