
Comment faire barrage à la fraude sociale en France ? C’est à cette épineuse question que la députée LREM Carole Grandjean et la sénatrice UDI Nathalie Goulet tentent de répondre dans le cadre d’une mission parlementaire. Au Sénat, les deux élues ont présenté 31 propositions à la presse. “On va y aller à fond”, avait glissé il y a quelques mois Nathalie Goulet à Capital. Le sujet est important. Les prestations sociales, ce sont 450 milliards d’euros versés chaque année. Politiquement, il peut devenir explosif. “Il existe un certain immobilisme, voire de la mauvaise volonté à mettre en place des mesures”, s’est agacée la sénatrice Goulet. Après plus de 90 auditions d’experts, de représentants de l’administration, ou encore d’associations, les parlementaires - mandatées par le Premier ministre - veulent croire “à la fin d’un tabou”. La sénatrice Goulet a rappelé que la fraude sociale - à la fois chez les particuliers mais aussi du côté des entreprises - n’est “pas une fraude de pauvres mais de réseaux organisés”. Problème, elle reste très difficile à quantifier. Selon la dernière estimation de l’Acoss, elle serait de l’ordre de 7 à 9 milliards d'euros

