
C’est le mouvement le plus important de ce mercato télévisuel estival. Poussée vers la sortie, Anne-Sophie Lapix ne présentera plus le «20 Heures» de France 2 à la rentrée. Après plusieurs jours d’attente, la direction de France Télévisions a choisi Léa Salamé alors qu’elle avait jeté son dévolu sur Caroline Roux dans un premier temps. Mais cette dernière a préféré décliner, pour se consacrer à «C dans l’air». Résultat, dès le 25 août prochain, Léa Salamé sera aux commandes du rendez-vous d’information le plus attendu du soir, comme l’avait appris Le Parisien.
Dans un entretien que lui consacre Libération ce jeudi 24 juillet, la journaliste-animatrice, qui va quitter la matinale de France Inter, s’est livrée sans filtre sur ce changement de carrière. «Le JT, j’en ai jamais rêvé, dans ma tête, c’était pas pour moi, pas le style, pas le physique. Je te jure, je tortille pas du cul, ça s’est fait à la dernière minute», assène-t-elle. Elle explique que quand Delphine Ernotte-Cunci l’a appelée, elle négociait déjà avec BFMTV pour un talk-show à 23 heures. Selon Libération, la chaîne d’information en continu lui proposait pas moins de 50 000 euros mensuels.
Léa Salamé conserve son émission du samedi
Mais combien gagnera-t-elle sur France 2 pour le JT ? Là encore, Léa Salamé n’a pas éludé la question auprès de nos confrères. Selon le quotidien, «France 2 alignait deux fois moins». Léa Salamé touchera donc aux alentours de 25 000 euros par mois, et elle conservera son émission du samedi, «Quelle époque !», une condition sine qua non pour accepter.
Si la journaliste a «une angoisse du vide sidérale» selon ses proches, elle dit s’être laissée convaincre par la patronne de France Télévisions afin «de rester au moment où l’audiovisuel public est attaqué. C’est un trésor national, là qu’il existe encore des moyens pour la culture, l’investigation…»
Il n’en fallait pas moins pour provoquer des critiques. La première étant celle d’un élu du Rassemblement national, Julien Odoul, déplorant sur X une «humiliation et une spoliation». Il s’est déclaré en faveur de «la privatisation». Pas de quoi décontenancer la principale intéressée : «En ce moment, en tout cas, j'ai l'impression que les planètes s'alignent.»



















