Réunis pour un stage «antistress aéronautique» à l’aéroport de Strasbourg, Corinne, Isabelle, Bruno, Mélanie et Robert se comprennent… Ils ont, tous les cinq, une peur bleue de l’avion. Qu’il s’agisse de passer un peu plus d’une heure à bord d’un vol Strasbourg-Marseille ou huit heures entre Paris et New York, au moins l’un de ces symptômes les saisit : irritabilité, claustrophobie, palpitations cardiaques, mains moites, tétanie des membres inférieurs, douleurs abdominales, diarrhées, voire évanouissement. Et pour ne rien arranger, ces cadres sont destinés par leur métier à devenir des «frequent flyers», abonnés aux programmes de fidélité des compagnies aériennes !

«Avant chaque mission, j’ai honte d’avouer à mon patron que je suis paniquée. Je ne dors pas de la nuit et il me faut plusieurs jours pour m’en remettre», confie Corinne, qui préfère taire son nom et celui de son employeur. Bien que le stage soit éligible au titre du droit individuel à la formation (DIF), elle a préféré le payer de sa poche et poser un jour de congé pour y assister, de peur que son patron ne découvre son «handicap».

Comme elle, un Français sur trois redoute de prendre l’avion, révèle le cabinet No Stress Altitude. Une peur bien réelle, et pourtant irrationnelle, car elle ne saurait se fonder sur des faits. «C’est la méconnaissance de l’aéronautique et de la réalité des statistiques qui sont à l’origine du stress», avance Romain Anney, le créateur du site Peuravion.com. Les éléments d’information qui suivent devraient aider les plus aviophobiques d’entre nous à s’envoler au-dessus du plancher des vaches sans ruminer leur peur.

Initiez-vous à la mécanique des fluides et relisez les statistiques

Si les avions, comme l’Airbus A380 (quadriréacteur) ou le Boeing