Elles ont grandi ensemble, ont partagé leurs premières bêtises, se connaissent par cœur et choisissent, un jour, de s’associer pour entreprendre. Les frangines ont la cote : on dénombre de plus en plus d’entreprises fondées par des sœurs, depuis Princesse Tam Tam, lancée par Loumia et Shama Hiridjee il y a trente-cinq ans (et appartenant aujourd’hui à Uniqlo), jusqu’à Kokoroe (formation en ligne) et Babbler (réseau social de relations presse) en passant par Marlette, plus récemment. Témoignages de quelques-unes de ces sœurs pour qui sororité rime avec succès.

Ma sœur, ma meilleure associée

Toutes clament «ne pas pouvoir rêver mieux» comme partenaire d’affaires que leur frangine. «J’ai une confiance quasi aveugle en Lou-Anne. C’est une extension de moi», confie ainsi Nancy Boehm qui, depuis 2015, gère avec sa jumelle Studio Twins Paris, un studio de création de textiles intelligents destinés à améliorer le bien-être et la santé. Nées dans le même moule, éduquées de la même manière, Nancy et Lou-Anne partagent les mêmes valeurs. «Nous sommes alignées en terme de vision et n’avons pas à débattre durant des heures.» Une connivence qui leur permet de prendre des décisions en un temps record. Résultat : leur entreprise a atteint son seuil de rentabilité en moins de deux ans et a réalisé l’an dernier 230 000 euros de chiffre d’affaires. Pour les sœurs Boehm, entreprendre ensemble était une évidence tant les choses fonctionnent avec limpidité.

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Capital : une répartition équilibrée

Rester sur un pied d’égalité est un prérequis pour toutes ces entrepreneuses. «Il doit y avoir un équilibre parfait», glisse Aurélie Boutboul, à la tête de Soi Paris, avec sa sœur Julia, depuis 2016. Cette marque de prêt-à-porter féminin emploie 13 collaborateurs, exploite deux boutique