À l’aéroport d'Orly, les parkings illégaux, c’est fini. Autour, plusieurs parkings illégaux avaient vu le jour au fil des années. Ils avaient pour particularité de proposer des tarifs bien plus avantageux pour les usagers, autour de 60 à 85 euros la semaine, contre 160 euros pour les parcs de stationnement officiels de l’aéroport, de quoi attirer de nombreux voyageurs. Par ailleurs, ces parkings illégaux étaient situés un peu plus loin, à Wissous, Athis-Mons, Rungis ou encore à Chilly-Mazarin. Pour faire venir leurs clients jusqu’à l’aéroport, certains d’entre eux proposaient des navettes.

Concrètement, plusieurs de ces parkings avaient déjà été fermés par arrêtés préfectoraux, après avoir été dans le viseur des autorités pendant plusieurs années. La raison : ils étaient vertement critiqués pour des infractions au code de la consommation, de l’environnement, de la sécurité intérieure ou de l’urbanisme, d’après Le Parisien. D’autres entreprises avaient formulé des recours au tribunal administratif de Versailles pour continuer d’exercer, comme ce fut le cas pour Parking Orly Val, Transprisma, HBRI ou encore France Park. Mais tous ces recours ont été déboutés la semaine passée, d’après un communiqué du tribunal datant du vendredi 17 avril, relayé par le journal.

Des pratiques jugées risquées

Après leur installation, ces entreprises ont trouvé une vaste clientèle. Mais leurs activités demeuraient illégales. Les arrêtés préfectoraux et décisions de fermer ces parkings reposaient par exemple sur des risques d’incendie et de pollution. Mais ces installations présentaient aussi d’autres problèmes. Par exemple, certains clients du parking Orly Navette d’Athis-Mons ont découvert après leur retour de vacances 750 kilomètres de plus au compteur de leur voiture, selon La Voix du Nord.

Par ailleurs, une des entreprises de parkings illégaux, Parkineo, avait aussi été expulsée par la police d’un terrain vague qu’elle squattait à quelques centaines de mètres de l’aéroport en 2025. Lors de cette expulsion, 230 voitures ont été emmenées à la fourrière, d'après le journal.