
Les visuels et les promesses sont alléchants, et pourtant, le produit est dangereux. Selon les informations du Parisien, une flopée de faux sites, dopés par l’intelligence artificielle, inonde le web avec des offres de produits amaigrissants contrefaits, ou faux médicaments. Pour l’entreprise de cybersécurité Check Point, le nombre de ce genre de sites, qui imitent parfaitement des médicaments comme l’Ozempic ou le Wegovy, composés de GLP-1, connaît une hausse exponentielle. Vendus à prix cassés, ces faux médicaments sont très tentants, d’autant que les sites promettent une perte de poids rapide et sans effort. Les sites visent en fait des personnes vulnérables, attirées par des promotions agressives.
Sur ces faux sites, les arnaqueurs vont jusqu’à promettre des produits «fabriqués en France», et imitent aussi les logos de la Haute Autorité de santé ou de l’Agence nationale de sécurité du médicament. Mais il ne faut pas se laisser avoir : ces sites sont entièrement générés par IA. En achetant ces faux médicaments, les consommateurs prennent le risque de s’injecter des produits dangereux et nocifs pour leur santé.
Une arnaque d’une sophistication inédite
«Avec l’IA, les attaquants arrivent à des niveaux de sophistication et de tromperie sans précédent», explique Amit Weigman, expert en cybersécurité chez Check Point, au Parisien. Avec l’IA, les arnaqueurs peuvent tout reproduire du médicament original à l’identique, sans que la copie ne soit visible à l’œil nu. Ils copient ainsi les photos, les avis clients, les faux labels et les logos officiels.
Les évolutions technologiques permettent aussi de démultiplier ces arnaques à une vitesse record, sans avoir besoin de compétences techniques poussées. En quelques minutes, il est donc possible de créer des centaines de pages frauduleuses. Même les professionnels du secteur médical n’arrivent parfois pas à différencier le vrai du faux. Check Point aurait ainsi énuméré près de 800 nouveaux noms de domaine frauduleux en France en trois jours seulement. Et aux États-Unis, 500 sites de ce type peuvent être créés par jour. Pour ne pas tomber dans ce piège, il faut se rappeler qu’en France, les médicaments à base de GLP-1 sont vendus uniquement sur ordonnance. Par ailleurs, aucun de ces emballages ne peut contenir le logo de l’ANSM.

















