
Attention au moment de faire son shopping. Face à des prix parfois de plus en plus élevés dans les magasins ou pour des raisons écologiques, de plus en plus de Français optent pour la seconde main au moment de vouloir rafraîchir leur garde-robe. Mais gare aux mauvaises surprises au moment d’aller récupérer votre colis dans votre boîte aux lettres ou dans l’un des casiers pour colis. En effet, comme le rapporte RMC Conso, une nouvelle arnaque a dernièrement fait son apparition grâce à l’essor de l’intelligence artificielle (IA), notamment sur Vinted.
L’application de revente de produits en tout genre (mobilier, vêtements, etc), plébiscitée par près d’un Français sur trois, voit ainsi certains articles mis en vente retrouver un aspect presque neuf en étant embellis. Leurs défauts, tels que des rayures, des taches ou des trous, disparaissent comme par magie, laissant croire à l’acheteur que l’article est comme neuf par rapport à son état réel. Mais ce n’est pas tout, car comme le rapportent nos confrères, certains vendeurs donnent à des vêtements initialement vendus sur des sites d’ultra fast-fashion comme Shein, un aspect plus qualitatif, quand d’autres, eux, créent directement des images de toutes pièces d’articles qui n’existent pas pour duper leurs victimes.
Le manque de réactivité des plateformes pointé du doigt
Il faut dire que cette fraude est un jeu d’enfant. Grâce aux applications d’IA - le plus souvent gratuites -, en quelques clics, les escrocs ont simplement besoin d’importer une photo puis de soumettre un prompt pour retirer les anomalies du produit. «L’intelligence artificielle, célébrée pour ses prouesses créatives et sa capacité à faciliter le quotidien, devient également un instrument de fraude et de manipulation économique», pointe du doigt le site Haas avocats, un cabinet spécialisé en droit des nouvelles technologies.
Résultat, des centaines de victimes sont aujourd’hui recensées et les véritables particuliers, qui sont eux des vendeurs honnêtes, «se retrouvent éclipsés par ces pratiques déloyales et voient leurs ventes s’effondrer», note encore le cabinet. Alors que la confiance des consommateurs diminue face à la multiplication de ces expériences trompeuses, les plateformes, elles, ont leurs responsabilités face à l’essor de ces pratiques illégales. Ainsi, comme l’a expliqué à TF1 Yasmine Douadi, experte en cybercriminalité au sein du cabinet Riskintel Media, celles-ci «doivent mettre en place un certain nombre de processus et d’outils qui permettent de détecter les images qui ont été générées en IA». Elles doivent également retirer de leurs sites ces annonces trompeuses et «couper le compte des personnes qui utilisent ce type d’image», faute de quoi «elles peuvent devoir payer une amende qui peut s’élever jusqu’à 6% du chiffre d’affaires».


















