Ce sont des mastodontes de la rencontre en ligne : Meetic, fondée en 2001 par Marc Simoncini, puis un peu plus tard Tinder (2012) et Bumble (2014). Sur ces deux dernières applications, il suffit de «swiper» et de créer un «match» lorsque des utilisateurs sont intéressés par un profil. Mais cette période semble révolue, à en croire RTL. Véritable révolution dans la manière de se rencontrer dans les années 2000, les applications de rencontre n’ont plus la cote. À tel point par exemple que Tinder a perdu plus d’un tiers de son audience depuis 2020.

De là à les voir disparaître complètement ? Selon nos confrères, les valeurs boursières des différents groupes sont en chute libre depuis un an, à commencer par Match.com (qui a racheté Meetic en 2011) a perdu près de 80% en deux ans. La chute est encore plus vertigineuse pour Bumble (89%), mais sur les cinq dernières années. Quant à la maison-mère de Tinder, elle s’est effondrée de 84% en trois ans, selon BFMTV. Pourtant, il y a encore quatre ans, au moment de la pandémie de Covid-19, le secteur avait encore la cote, Meetic avait par exemple lancé une nouvelle fonctionnalité appel vidéo.

Les rencontres en personne de nouveau plébiscitées

Mais depuis, la donne a changé. Le côté éphémère des rencontres, des échanges trop superficiels ou le harcèlement en ligne subi par les femmes peuvent expliquer ce désamour. D’autant qu’il existe aujourd’hui des alternatives. Interrogée par l’AFP il y a quelques jours, la directrice d’un club de «slow dating» basé à Madrid raconte pourquoi elle a voulu créer autre chose après un dernier «ghosting».

«Ma génération souhaite une relation saine, mais les applications ont créé du pessimisme en amour, on a du mal à y croire.» Moyennant une trentaine d’euros, elle organise par exemple des apéritifs avec des jeux ou des activités manuelles. «La génération Z préfère se rencontrer en personne plutôt qu'en ligne», analyse de son côté Seema Shah responsable chez Sensor Tower. Mais est-ce la fin pour autant des applications de rencontre ?

Certaines travaillent sur des solutions avec l’intelligence artificielle, indique RTL, avec un travail sur le langage employé et une lutte contre les deepfakes. Des applications fonctionnent encore, mais il s’agit de niches, proposant par exemple le candaulisme.