C’est une nouvelle qui va ravir les automobilistes en cette période de fêtes. Les prix des carburants ont drastiquement baissé avec des prix, notamment pour l’essence, au plus bas depuis trois ans. Le SP98, en effet, a atteint son point le plus bas depuis fin octobre 2022, selon les données du gouvernement.

Mais comment expliquer cette chute si importante ? Sur LCI, Francis Pousse, président national des distributeurs de carburants et d'énergies nouvelles du syndicat Mobilians, explique : «La baisse des prix à la pompe est essentiellement due à un afflux de pétrole sur le marché international : les pays du Golfe “ont augmenté leur production” à plusieurs reprises ces derniers mois, alors que, de l'autre côté, il y a une moindre consommation de pétrole». Ainsi, les États de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, l'Opep «se privent d'un certain revenu, mais ils peuvent se le permettre pendant un certain temps. Leur objectif est de reconquérir des parts de marché».

Le ministre des Transports impuissant face à une prochaine hausse des carburants

Dans le détail, la chute est marquée pour le gazole avec un prix au litre à 1,5299 euro, selon l’État, un coût en recul de 7,1 centimes sur une semaine, et de 16 centimes par rapport au précédent pic, mi-novembre. Mais cela ne devrait pas durer…

Les prix à la pompe risquent d’augmenter de 4 à 6 centimes le litre, début 2026, selon l’Union française des industries pétrolières (Ufip) en raison des «certificats d’économie d’énergie» (CEE). Ces derniers imposent aux fournisseurs d’énergie de financer des actions de réduction de la consommation d’énergie et d’amélioration de l’efficacité énergétique. Ce mécanisme ne porte pas le nom de taxe mais il en revêt toutes les allures. Interrogé, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a promis qu’il était «mobilisé pour que les prix ne flambent pas», bien qu’il n’était «pas en mesure d’anticiper» l’évolution des tarifs ces prochaines semaines.