
Les automobilistes français croyaient avoir eu un peu de répit avant les fêtes, mais l’éclaircie aura été de courte durée. En effet, avant Noël et plus globalement fin 2025, sous l’effet d’opérations à prix coûtant et avant que certaines taxes n’entrent en vigueur, les prix des carburants avaient été revus à la baisse, le SP98 atteignant même son plus bas niveau depuis 2022. Jusqu’à 1,50 euro le litre de SP95 - E10 à prix coûtant, et même moins pour le gazole… de tels prix n’avaient plus été atteints depuis plusieurs mois.
Mais comme Capital vous l’avait déjà révélé dès le 2 janvier, il n’a pas fallu attendre longtemps pour voir de nouveau les tarifs bondir : +3 ou +4 centimes pour l’essence et le gazole à cause notamment des «certificats d’économie d’énergie» (CEE) qui imposent aux fournisseurs d’énergie de financer des actions de réduction de la consommation d’énergie et d’amélioration de l’efficacité énergétique. Avec un budget passé de six à huit milliards d’euros, la répercussion des distributeurs se fait donc sur les consommateurs et… sur les carburants.
Les CEE répercutés dans le litre d’essence ou de gazole
Aujourd’hui, selon les données du ministère de la Transition écologique, les prix des carburants ne cessent de grimper. Le Super SP95 - E10 a augmenté d’un centime par rapport à la semaine dernière, mais se rapproche surtout de son sommet de 2025, fin novembre, où il frôlait les 1,70 euro le litre. Affichée la semaine dernière à 1,683 euro en moyenne, l’essence a grimpé de plus de cinq centimes, mais c’est surtout neuf centimes de plus qu’avant Noël.
Idem côté gazole qui reste loin de son plus haut de fin novembre (là aussi, près de 1,70 euro), mais dont le litre frôlait la semaine dernière les 1,64 euro. C’est cinq centimes de plus depuis le début de l’année, et là encore, plus de dix centimes supplémentaires par rapport à Noël. Avec un Brent daté qui a pris quatre dollars en une semaine, la hausse semble loin d’être terminée. Les prix mondiaux sont tirés à la hausse eu égard au contexte géopolitique mondial.
En outre, les pétroliers confirment que le coût des CEE est important. Selon les données glanées par Le Parisien, leur coût est passé de 11 à 16 centimes dans un litre de carburant. Si l’Etat assure qu’il ne s’agit pas d’une taxe, les économistes pensent l’inverse. Reste à savoir maintenant si le pétrole continuera sa hausse. Le directeur de l'Ufip s’attendait à «ce que les prix à la pompe augmentent (...) de l’ordre de 4 à 6 centimes par litre». Cette hausse est déjà atteinte...
















