La gamme MX Master de Logitech est la référence des souris ergonomiques. La MX Master 4 débarque donc avec la lourde responsabilité de succéder aux versions précédentes très réussies.

Plutôt que d'opérer une révolution risquée, le constructeur suisse a fait le choix de l'évolution par petites touches. Matériaux durables, intégration de l'intelligence artificielle ou encore ajout d'un système de vibrations inédit… Voici ce qui est au menu de cette mise à jour. Reste à savoir si cette prudence itérative suffit pour que l'appareil conserve la tête du peloton. Ou si, selon nos tests, il se repose un peu trop confortablement sur ses lauriers.

Notre avis après le test de la Logitech MX Master 4

Dès la première prise en main, la qualité de la MX Master 4 saute aux yeux. Logitech a fait un effort réel sur l'écoconception, avec une part importante de plastiques recyclés sans sacrifier l'allure haut de gamme du périphérique. Le confort est indéniable, sublimé par la redoutable molette MagSpeed et sa technologie SmartShift. Elle passe d'un crantage précis à un défilement libre en une fraction de seconde. Néanmoins, son design clivant présente quelques contraintes. La souris est particulièrement massive et lourde, tandis que sa courbure prononcée casse la ligne naturelle de l'avant-bras. Lors de nos sessions d'utilisation prolongées, l'utilisation d'un repose-poignet s'est avérée indispensable pour éviter la fatigue articulaire. Notons également que les gauchers sont, une fois de plus, totalement exclus de l'équation et qu'aucun espace n'a été prévu pour ranger le minuscule dongle de connexion.

L' écosystème logiciel est un autre point fort de cette souris. Le programme Logi Options+ la transforme une véritable station de contrôle de la productivité. La nouveauté majeure réside dans le fameux "Actions Ring", activable sous le pouce. Il déploie un menu circulaire de commandes personnalisables pour chaque fenêtre ouverte. Il est même possible de programmer des requêtes directes vers des IA génératives. Versus cette profusion de fonctions utiles et aux fameux basculements fluides d'un écran à l'autre (technologie Flow), le nouveau retour haptique intégré aux clics fait pâle figure. C'est plus un artifice technique qu'une réelle plus-value pour le rendement quotidien.

Sur le plan technique pur, le capteur grimpe à 8000 DPI, ce qui permet justesse de pointage clinique sur toutes les surfaces bureautiques, y compris les tables en verre. Du côté de l'autonomie, nos mesures ont relevé une perte énergétique d'environ quatre pour cent par jour, soit près de vingt-cinq jours d'utilisation ininterrompue. On reste loin des promesses théoriques du fabricant, mais c'est quand même très bien. D'autant que quelques minutes de recharge suffisent à récupérer plusieurs heures d'autonomie. Bref, cette souris Logitech domine toujours les débats. Ses quelques petits défauts physiques sont très largement compensées par une maîtrise logicielle et matérielle que ses rivaux peinent encore à égaler.

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