
Il va sans dire que le sujet DAZN a particulièrement énervé les fans de football et du championnat français, la Ligue 1. Quarante euros par mois pour une poignée de matchs ? La plupart des téléspectateurs les plus passionnés n’en ont pas voulu et se sont donc tournés vers une solution plus abordable, mais illégale : l’IPTV (pour Internet Protocol Television). Si la Ligue de Football Professionnel (LFP), la chaîne et les instances de régulation tels que l’Arcom tentent d’agir, le business se développe de plus en plus.
À tel point que, a relevé Le Parisien, un boîtier IPTV peut se vendre désormais dans des boutiques en plein Paris. Pour 59 euros, il est possible d’en acheter un, en toute tranquillité. Il est également possible d’acheter des codes qui, rentrés dans l’interface, permettent d’accéder aux chaînes. Il faut débourser 120 euros pour le boîtier et le code. Et c’est terminé. Un achat unique, bien loin de l’argent à débourser mensuellement pour DAZN. Le principe a séduit énormément de fraudeurs.
Les autorités agissent, mais est-ce assez ?
Il y aurait actuellement 2,5 millions de fraudeurs en France. Il est même possible d’acheter l’IPTV en quelques échanges sur WhatsApp. Un témoin, qui en possède un depuis un an, explique qu’il a tenu dans le temps et que la qualité est plus que bonne. Il n’a donc pas eu longtemps à réfléchir et n’a pas pris l’abonnement DAZN. Mais que les 2,5 millions de fraudeurs soient prévenus : s’ils venaient à être repérés, ce n’est pas sans conséquences.
En effet, l’utilisateur d’un IPTV est coupable de recel de contrefaçon et donc passible de 375 000 euros d’amende. En 2023, 232 sanctions pénales ont été relevées, allant de 90 à 1000 euros d’amende. L’Arcom aurait fermé 1922 services illégaux de streaming. Car les clubs mettent la pression : ces sommes non payées par les fans sont autant de manque à gagner pour les clubs, qui dépendent des droits télé. Mais la justice aura-t-elle les ressources nécessaires pour poursuivre ces millions de fraudeurs ?


















