L’IPTV propose des milliers de chaînes et de plateformes de streaming pour quelques euros par mois. Ainsi, depuis plusieurs mois, de nombreux Français profitent de matchs de foot et de séries Netflix grâce à leur souscription à ces offres illégales. Face à l’explosion du piratage recourant à cette technologie, les autorités européennes ont durci leurs sanctions, en ciblant les revendeurs mais aussi les utilisateurs d’abonnements illégaux, rapporte le site mac4ever.com le 23 octobre. Longtemps difficile à contrer, l'IPTV attire désormais l’attention des gouvernements et des instances judiciaires, qui accroissent leurs efforts pour démanteler ces réseaux illicites.

En effet, plusieurs exemples récents montrent que la tolérance zéro est désormais de mise. En Grèce, un homme a été condamné à huit ans de prison et à une amende de 17 000 euros après avoir accumulé des millions d’euros de profit grâce à la vente d’abonnements illégaux. En Italie, les autorités ont saisi des biens luxueux liés à des réseaux de revendeurs, tandis qu’un couple irlandais a été condamné à quatre ans de prison pour avoir généré plus de 500 000 euros avec des abonnements IPTV piratés. Au Royaume-Uni, un revendeur a vu sa peine confirmée à onze ans de prison, soulignant la sévérité des peines encourues.

Les utilisateurs aussi touchés

En parallèle des condamnations, plusieurs pays mettent en place des mesures pour bloquer l’accès à ces services illégaux. En Grèce, plus de 650 domaines ont été bloqués depuis 2018, et en France, l’Arcom a neutralisé plus de 5 000 sites depuis 2022. En septembre dernier, à quelques minutes du coup d’envoi de la troisième journée du championnat de Ligue 1, et du match Lyon-Strasbourg, des clients de sites de streaming pirate ou d’IPTV ont eu la mauvaise surprise de voir que leur service était indisponible.

Ainsi, la répression ne s’arrête pas aux revendeurs, mais touche aussi les consommateurs de ces services illégaux. En Grèce, lors des enquêtes sur les réseaux IPTV, les autorités ont saisi des bases de données contenant les informations personnelles de milliers d’utilisateurs. Certains de ces abonnés ont déjà été arrêtés, et d’autres risquent d’être poursuivis. La lutte contre l’IPTV ne se limite donc plus seulement aux fournisseurs, mais s’étend désormais aux utilisateurs eux-mêmes.