C’est un réflexe, une habitude et même un plaisir. Mais ce plaisir coûte très cher. L’addiction au tabac est un fléau pour la santé, mais ses effets les plus graves ne se font pas sentir tout de suite. En revanche, l’impact sur le portefeuille est immédiat. Il faut aussi dire que le prix du tabac explose. En 2005, un paquet de cigarettes coûtait 5 euros, contre 13,50 euros aujourd’hui. Un paquet de cigarettes quotidien revient donc à 5 000 euros par an pour un fumeur, rapporte 20 Minutes. Sur une vie, cela peut monter à plus de 200 000 euros, à condition que le prix du paquet n’augmente pas.

Le prix baisse avec le tabac à rouler, qui coûte environ 2 700 euros par an aux fumeurs. Pour ceux qui n’ont pas réussi à arrêter mais sont passés à la vapoteuse, le prix mensuel revient environ à 67 euros, liquide et résistances comprises, selon la FIVAP. Des études montrent, en revanche, que les conséquences sur la santé sont également très graves. Mais il y a aussi les coûts cachés. Une voiture qui sent la cigarette perd 2 000 euros à la revente. Un fumeur va devoir payer 10 000 euros de plus pour son crédit immobilier. Il y a aussi les frais de santé, comme les rendez-vous réguliers chez le dentiste, et les 16,5 milliards d’euros que coûte cette addiction à la Sécurité sociale.

Une addiction dont il est difficile de se débarrasser

Selon les chiffres de l’Assurance maladie, 25 % des adultes de 18 à 75 ans déclaraient fumer en 2024. Il s’agit d’une addiction dont il est difficile de se défaire, mais qui est particulièrement dangereuse. En 2023, Santé publique France assurait que le tabagisme était responsable de plus de 68 000 décès prématurés, soit 11 % de la mortalité totale. Pour encourager la lutte contre le tabagisme, il y a le Mois sans tabac, en novembre, et la Journée mondiale sans tabac, le 31 mai.

Parce qu’il suffit de la bonne impulsion pour réussir à arrêter. Des professionnels sont également à l’écoute des fumeurs souhaitant arrêter sur tabac-info-service.fr (39 89). Chacun a sa méthode pour arrêter. Il y a ceux qui y vont progressivement et ceux qui arrêtent du jour au lendemain. Les professionnels de l’addiction rappellent également qu’essayer sans y arriver n’est pas un échec, mais une étape.