Les iPhone 17 viennent à peine d'arriver sur le marché, mais voici que l'iPhone 18 fait déjà parler. Selon le China Times, sa future puce A20 coûterait beaucoup plus cher à produire que les générations précédentes. Une nouvelle qui pourrait contraindre la marque à la pomme à revoir ses tarifs à la hausse.

Pourquoi plus cher ?

Le passage à la gravure en 2 nanomètres serait responsable de la hausse du prix. TSMC, le géant taïwanais qui fabrique les puces d'Apple, aurait déjà prévenu ses clients d'un surcoût considérable. La raison ? Cette technologie de pointe nécessite des investissements colossaux, notamment pour acquérir de nouvelles machines capables d'atteindre une telle finesse de gravure. Et le rendement de production resterait encore en phase de montée en cadence, même si TSMC aurait récemment franchi le seuil des 70 %.

Une puce six fois plus chère que l'actuelle ?

Selon les premières estimations, la puce A20 pourrait coûter 280 dollars à produire, contre seulement 45 dollars pour l'A18 qui équipe l'iPhone 16. Pour mémoire, le coût total des composants de l'iPhone 16 (256 Go) s'élevait à 416 dollars, pour un prix de vente de 799 dollars outre-Atlantique.

Avec une puce à 280 dollars, la puce deviendrait le composant le plus onéreux du smartphone et pulvériserait tous les équilibres financiers habituels. D'autant que d'autres éléments voient aussi leurs coûts grimper : modules photo, stockage... La pression s'accumule sur les marges d'Apple.

Difficile d'imaginer que la firme californienne n'ajuste pas ses tarifs en conséquence. Dans ce contexte, on imagine sans peine l'iPhone 18 "de base" dépasser aisément la barre des 1000 euros en France.

Stratégie à deux vitesses ?

Face à cette explosion des coûts, Apple pourrait opter pour une segmentation encore plus marquée de sa gamme. Comment ? En réservant la puce dernier cri aux modèles premium, et en équipant les versions standards avec la génération précédente. Les iPhone 15 et 15 Plus s'étaient ainsi contentés de la puce A16 Bionic, déjà utilisée sur les iPhone 14 Pro. Les 15 Pro et 15 Pro Max héritaient, eux, de l'A17 Pro. Au moment où nous écrivons ces lignes, le suspense reste entier. Apple pourrait aussi décider d'équiper toute la gamme de la puce A20.

De belles promesses quand même

Si la pilule est amère côté prix, la gravure en 2 nm n'apporte pas que des mauvaises nouvelles.

Outre le gain de performances évident, l'autonomie, talon d'Achille récurrent des iPhone, pourrait aussi en profiter. À performances équivalentes, une puce 2 nm consomme environ 30 % d'énergie en moins qu'une puce 3 nm. De quoi espérer enfin tenir deux jours sans recharge. Cette nouvelle architecture devrait également servir de base aux futures puces M6 pour les Mac.

Reste à savoir comment la firme californienne répercutera la hausse des coûts. La question ne se limite d'ailleurs pas à Apple. Les processeurs Snapdragon et MediaTek de prochaine génération pourraient également voir leurs prix s'envoler. Le haut de gamme mobile s'apprête donc peut-être à franchir un nouveau palier tarifaire.