Les nouveaux tarifs Vélib, en hausse, ont fait des déçus cet été. En conséquence, de nombreux usagers décident de ne pas renouveler leur abonnement. Cette augmentation a donc eu des effets très concrets cinq mois plus tard, puisque le nombre d’abonnements, qui était en progression continue avant l’augmentation des tarifs, ne cesse de baisser depuis, selon Le Parisien. En juillet, le nombre d’abonnements avait atteint le seuil historique de 531 000 abonnements. Mais fin novembre, selon les chiffres de l’Agemob, le syndicat qui gère les Vélib, seuls 472 000 abonnements sont décomptés, soit une baisse de 11 % en un peu plus d’un trimestre.

Toutefois, tous les abonnements ne sont pas touchés de la même manière par cette baisse du nombre d’abonnés. Le forfait V-Libre, par exemple, qui permet un abonnement sans engagement mensuel et de payer à la course, a diminué de 7 % depuis l’été. En parallèle, il continue de séduire de plus en plus de monde, puisqu’il représente maintenant plus de 41 % des abonnés, contre 39 % en juillet 2025. Le forfait V-Plus, dont le prix mensuel a augmenté de 38 % cet été, résiste aussi bien. C’est la formule V-Max qui est la plus touchée par les départs d’abonnés. Sur le dernier trimestre, ce sont 17 % des abonnés à cette formule qui sont partis. La raison : l’avantage des deux premières courses électriques gratuites par jour a disparu. Désormais, elles sont payantes à 50 centimes, puis deux euros à partir de la troisième.

Une frustration chez les abonnés

Même si Vélib est toujours un moyen de transport très compétitif, surtout en ce qui concerne l’offre de vélos électriques, les départs traduisent une frustration des abonnés suite à la hausse des tarifs cet été. Et la fin de la gratuité incluse dans l’abonnement change beaucoup la donne. Selon l’Agemob, parmi les 80 000 abonnements V-Max qui sont arrivés à échéance depuis août, c’est la moitié qui n’a pas été renouvelée.

Le président de l’Agemob, Sylvain Raifaud, reste toutefois optimiste. Selon lui, la hausse des tarifs pour les courses payantes permet de compenser les baisses d’abonnements et de maintenir un modèle économique viable et équilibré.