Une énorme bourde qui met la Maison-Blanche dans l’embarras. Comme le rapporte Franceinfo, un journaliste américain a eu accès aux plans de guerre de l’administration Trump après avoir été ajouté par inadvertance à une boucle d’échanges sur la plateforme Signal. Mais ce journaliste n’est pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du rédacteur en chef du magazine The Atlantic, Jeffrey Goldberg. C’est ce dernier qui a révélé dans un article publié sur le site du magazine avoir été mis au courant de ce plan de guerre qui annonçait des frappes visant les Houthis au Yémen.

«Deux heures avant l'explosion des premières bombes, je savais que l'attaque était imminente. Je le savais parce que Pete Hegseth, le secrétaire à la Défense, m'avait envoyé le plan de guerre par SMS à 11h44», a-t-il écrit lundi 24 mars, précisant que ce plan comprenait «des informations précises sur les armements, les cibles et le calendrier». Dans cette boucle, figuraient notamment le vice-président américain, JD Vance, le conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz, le chef de la diplomatie Marco Rubio, des ministres ou encore le patron de la CIA, John Ratcliffe. Au total, 18 personnes !

Une «débâcle» pour les Démocrates

Dans un premier temps, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Brian Hugues a indiqué qu’il allait enquêter pour «savoir comment un numéro a été ajouté par erreur», mais la Maison-Blanche a rapidement confirmé l’erreur. Depuis, cette faille est raillée de toutes parts.

Le rédacteur en chef de The Atlantic a souligné «l’imprudence choquante» de cette discussion quand Chuck Schumer, le chef de la minorité démocrate au Sénat américain, a parlé de «débâcle». Il a réclamé une enquête. «C'est l'une des fuites de renseignement militaire les plus stupéfiantes que j'ai lues depuis très, très longtemps», a-t-il ajouté depuis le Sénat.

Assurant «ne rien savoir» de cette affaire, Donald Trump a réitéré sa confiance «dans son équipe de sécurité nationale, y compris son conseiller à la sécurité nationale, Mike Waltz». Au total, selon Franceinfo, ces frappes ont fait 53 morts et 98 blessés au Yémen. Plusieurs chefs des Houthis auraient également été tués, selon Washington.