
Ce genre d’affaire se multiplie avec le confinement et la fermeture des bars et restaurants. Mais cette fois, la fête illégale impressionne par son ampleur. En effet, révélait Le Parisien samedi 14 novembre, plus de 300 personnes se sont retrouvées dans un pavillon de Joinville-le-Pont, dans le Val-de-Marne, vendredi soir. Une fête illégale qui a fini par dégénérer, vers 2 heures du matin, lorsque la police est intervenue pour disperser les contrevenants "manifestement très avinés", selon les forces de l’ordre.
Furieux de voir les autorités débarquer, les fêtards clandestins ont commencé à leur jeter des bouteilles, des tables des chaises, et le tout s’est transformé en bagarre rangée impliquant une centaine d’individus, détaille franceinfo. Les policiers, qui n’étaient qu’une douzaine, ont ainsi utilisé des grenades de désencerclement et des grenades lacrymogènes. Une fin mouvementée pour cette soirée organisée avec entrée payante et agent de sécurité à l’intérieur.
Cette nuit, à #JoinvilleLePont, les 👮♂️ sont intervenus pour une soirée dans un pavillon.
— Préfecture de Police (@prefpolice) November 14, 2020
300 personnes présentes, dans un mépris total des règles sanitaires, ont été évacuées.
➡️ Plainte des 👮♂️ pour violences, les "convives" mécontents leur ayant, de plus, lancé des bouteilles... pic.twitter.com/xAePKYbWsJ
Un loft peut recommandable
À la suite de ces événements, une enquête a été ouverte pour violence sur personnes dépositaires de l'autorité publique. Et l’histoire s’aggrave : un des participants à cette soirée illégale a été testé positif au coronavirus. La préfecture de police a donc appelé tous les participants à se faire dépister et à s’isoler en attendant les résultats. En effet, la soirée s’est déroulée "au mépris total des règles sanitaires".
Cette nuit, à #JoinvilleLePont, les 👮♂️ sont intervenus pour une soirée dans un pavillon.
— Préfecture de Police (@prefpolice) November 14, 2020
300 personnes présentes, dans un mépris total des règles sanitaires, ont été évacuées.
➡️ Plainte des 👮♂️ pour violences, les "convives" mécontents leur ayant, de plus, lancé des bouteilles... pic.twitter.com/xAePKYbWsJ
Si l’affaire fait aujourd’hui du bruit, l’activité autour de ce loft de Joinville-le-Pont n’est pas nouvelle, révèle également ce dimanche Le Parisien. Selon un voisin interrogé par le quotidien, "cela a commencé pendant le premier confinement. Il y avait des fêtes tous les week-ends". Pire, durant l’été, le loft, un ancien site de tournage de films pornographiques, accueillait des soirées tous les jours et l’activité ne se serait pas calmée avec la mise en œuvre des nouvelles restrictions sanitaires. La municipalité doit en tout cas déposer une plainte ce lundi au commissariat de Nogent-sur-Marne.
Le propriétaire du loft, lui, a été placé en garde à vue ce dimanche 15 novembre, révèle le quotidien. Il est accusé de mise en danger de la vie d'autrui. Trois autres personnes ont été interpellées alors que les enquêteurs tentent toujours de mettre la main sur l'organisateur de la soirée.


















