Trois ans que la France a été mise sous cloche. Après 9 vagues épidémiques, trois confinements plus ou moins stricts, des périodes de couvre-feu et surtout, plus de 165.000 décès, les Français retrouvent une vie à peu près normale. Le 1er mars, le gouvernement a même mis fin au remboursement systématique des tests PCR et antigéniques pour la population générale, à l’exception des plus vulnérables. Traduction symbolique de l'accalmie épidémique depuis le début de l’année. Pour autant, nous sommes loin d’en avoir fini avec la pandémie, prévient Mahmoud Zureik, professeur de santé publique et directeur de l’Epi-phare, groupement d'intérêt scientifique constitué par l'Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé (ANSM) et la Caisse nationale de l'Assurance maladie (Cnam).

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Capital : Trois ans après le premier confinement, quels enseignements tirez-vous de la pandémie ?

Mahmoud Zureik : Cette période a été particulièrement éprouvante pour la population et le système de soins. On déplore plus de 165.000 décès pour Covid-19 et presque un million d’hospitalisations. Des millions de personnes ont souffert, et c’est sans compter ceux qui sont atteints de Covid long. Tout ça a énormément impacté le système de soins, que ce soit en ville ou à l’hôpital. Surtout, cette crise a mis en lumière l’impréparation du système de santé. Notamment en terme de prévention pour affronter des crises de cette nature-là. Souvenez-vous de la polémique des masques. Tout au long de cette période, on a davantage été, comme de nombreux pays voisins, dans la réaction plutôt que dans l’anticipation.

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