Deux ans après l'invasion russe et le déclenchement de la guerre en Ukraine, établir un bilan humain précis est bien difficile. Mais il pourrait se chiffrer en centaines de milliers de vies, selon les chiffres communiqués sur le nombre de soldats tués par les deux pays belligérants. Un décompte qui n’intègre donc pas les pertes civiles de ces deux dernières années, ni les conséquences que pourraient avoir à plus long terme ce qui est aussi une catastrophe écologique.

Et pour cause, «l'évaluation des conséquences écologiques des guerres est une discipline plutôt récente, confirme Adrien Estève, maître de conférence à Sciences Po et auteur de "Guerre et écologie*". Elle a réellement commencé avec la guerre du Vietnam. Mais depuis le début des années 2000, grâce au travail des ONG et des universitaires, on se penche désormais aussi sur le bilan carbone des armées.» C'est précisément ce qu'a tenté de mesurer Climate focus, un groupe d'experts internationaux, en publiant à l'occasion de la dernière COP, un rapport sur les dommages climatiques causés par la guerre en Ukraine.

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