
Les entreprises vont, elles aussi, être mise à contribution. Alors que le ministre du Budget, Laurent Saint-Martin, a indiqué, jeudi 3 octobre 2024, que les contribuables concernés par les prochaines hausses d'impôts «temporaires» seront les 0,3% des ménages les plus fortunés, Michel Barnier a indiqué qu’ils ne seraient pas les seuls mis à contribution pour redresser les finances publiques. Ainsi, invité de l’émission L’Événement sur France 2, le Premier ministre a affirmé que les hausses d’impôts concerneront également «300 entreprises».
Le chef du gouvernement a précisé que cette augmentation se manifestera sous la forme d’impositions «nouvelles ciblées, exceptionnelles, temporaires sur les plus grosses sociétés qui font un milliard de chiffre d'affaires ou plus». Le gouvernement entend demander cet effort fiscal supplémentaire pour ces grosses sociétés pour une période de un à deux ans. En outre, Michel Barnier le promet, «il n’y aura pas de choc fiscal».
Michel Barnier n’exclut pas d’avoir recours à l’article 49-3 de la Constitution
Par ailleurs, Michel Barnier a été interrogé sur le vote du Budget 2025. Le Premier ministre a alors indiqué qu’il n’excluait pas d’utiliser l’article 49-3 de la Constitution pour le faire passer sans avoir à passer par la case vote. Sur le plateau de France 2, il a ainsi fait savoir qu’il «n’y a pas de majorité ni contre ni pour un budget». S’il aimerait qu’il «puisse être adopté par l'Assemblée nationale», il n’exclut pas de faire appel à cet «outil de la Constitution». En outre, le chef du gouvernement a affirmé que «ce sera un budget difficile, sérieux et responsable».
Pour clore le volet économique de sa feuille de route, Michel Barnier a abordé la question de l’allocation sociale unique. Il a annoncé l’ouverture de ce «chantier qui va prendre un peu de temps». Ce sujet tient à cœur au nouveau locataire de Matignon puisqu’il en avait déjà fait l’un de ses chevaux de bataille lors de la campagne de la primaire de la droite pour la présidentielle 2022. Cette allocation sociale unique doit remplacer l’ensemble des aides sociales actuelles. Elle serait conditionnée à la réalisation d’activités «utiles à la collectivité ou en entreprise» des bénéficiaires.



















