
L’essentiel
C'est chose faite. Michel Barnier a prononcé sa déclaration de politique générale devant les députés. Cet exercice, qui coïncide avec l’ouverture de la session ordinaire de l'Assemblée nationale le 1er octobre, n’est pas une obligation constitutionnelle, mais plutôt une tradition républicaine. Le discours a été prononcé au même moment par le ministre de la Justice, Didier Migaud, devant les sénateurs. Pour le nouveau Premier ministre, il s'agissait avant tout d'une occasion d'exposer les grandes lignes de sa politique devant les députés.
L'essentiel :
- Lors de sa déclaration de politique générale ce mardi 1er octobre, Michel Barnier a esquivé le vote de confiance, comme ses prédécesseurs, Gabriel Attal et Elisabeth Borne, faute de majorité sur laquelle se reposer. Pendant une heure, le nouveau Premier ministre a tiré la sonnette d’alarme sur deux enjeux majeurs : «la dette financière et la dette écologique». Avec un déficit public qui pourrait atteindre 6% du PIB en 2024, bien au-delà des normes européennes, le chef du gouvernement appelle à des mesures audacieuses.
- Michel Barnier a dévoilé sa stratégie pour redresser la dette publique tout en améliorant le quotidien des Français. Son objectif : ramener le déficit à 5% en 2025 et sous la barre des 3% d'ici 2029. Pour ce faire, il prévoit un effort divisé en deux tiers de réduction des dépenses et un tiers de hausses d'impôts, principalement pour les grandes entreprises et les contribuables les plus fortunés, tout en respectant «la justice fiscale». Le nouveau locataire de Matignon a également annoncé des initiatives pour lutter contre la fraude fiscale et sociale.
- Pour soutenir le pouvoir d'achat, une revalorisation du Smic de 2% est prévue dès le 1er novembre. Michel Barnier propose aussi un livret d’épargne dédié à l’industrie et une relance de l’investissement locatif. Dans les secteurs de l’éducation et de la santé, il envisage de faire appel aux retraités et de lancer le programme «Hippocrate» pour inciter les internes à exercer dans des zones sous-dotées en médecins.
- Le Premier ministre compte sur les partenaires sociaux pour ajuster les mesures concernant l’emploi des seniors et la réforme des retraites. Enfin, Michel Barnier s'engage à simplifier les démarches administratives grâce aux maisons France Services et à évaluer l’efficacité des services publics, en évoquant des fusions d'agences pour optimiser les ressources.
- Peu après la déclaration de politique générale de Michel Barnier, Mathilde Panot, présidente du groupe LFI, a exposé les trois priorités de son groupe face à ce qu’elle qualifie de «chaos» du gouvernement d'Emmanuel Macron : censurer le gouvernement, destituer le président et le remplacer. Elle a dénoncé le manque de légitimité du président, accusé d'être à la botte de l'extrême droite. D’autres députés de gauche, comme Boris Vallaud du PS et Cyrielle Chatelain des Ecologistes, ont également critiqué le gouvernement, promettant de s'opposer à toute régression sociale et d'agir sur des enjeux comme la santé et l’environnement.
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Un nouveau livret d'épargne dédié à l'industrie
Lors de son discours du 1er octobre, le Premier ministre Michel Barnier a proposé la création d'un «nouveau livret d'épargne dédié à l'industrie» pour mobiliser l'épargne des Français et soutenir la dynamique industrielle du pays. Selon Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'épargne, ce livret viserait à orienter l'épargne des ménages vers des projets industriels que l'État ne peut plus financer seul, notamment en soutenant des entreprises nationales du secteur de l'industrie.
«Nous vous soutiendrons Monsieur le Premier ministre», assure Laurent Wauquiez (LR)
Laurent Wauquiez, président des députés Les Républicains, le parti dont est issu Michel Barnier, a longuement taclé la gauche : «Les français ne veulent pas de vos choix insensés», s’adresse-t-il à LFI. «Sous nos yeux et sur ces bancs nous assistons à la "dérépublicanisation" de la gauche qui épouse les causes les plus extrémistes de Jean-Luc Mélenchon», a-t-il ajouté. «La droite s’est engagée pour que la France sorte de l’impasse, il aurait été plus confortable de rester de côté comme certains. Nous vous soutiendrons Monsieur le Premier ministre», a assuré Laurent Wauquiez.
Boris Vallaud (PS) : «nous vous censurons au nom de notre devoir démocratique»
C'est ensuite Boris Vallaud, à la tête des députés socialistes et apparentés qui a pris la parole. Pour lui, la nomination de Michel Barnier «est le fruit d’une grave crise politique profonde». «Vous promettez un budget de vérité et d’effort mais quelle vérité ? Quels efforts et quelles économies ? Pour qui ? Ceux qui avec l'allongement de la retraite paieront un impôt à vie ? J’ignore combien de temps durera votre ministère mais considérez que vous êtes ici en cohabitation avec le parlement. Nous vous censurons au nom de notre devoir démocratique», a poursuivi le Premier ministre.
Le prêt à taux zéro de nouveau étendu à tout le territoire
Lors de son discours du 1er octobre, le Premier ministre Michel Barnier a annoncé que le gouvernement soutient l'extension du prêt à taux zéro (PTZ) à l'ensemble du territoire pour les primo-accédants, en réponse à la crise du secteur de la construction. Le PTZ, un prêt sans intérêt financé par l'État, permet de couvrir jusqu'à 50 % d'un achat immobilier. Depuis janvier 2024, le montant maximal du PTZ pour les ménages modestes est de 100 000 euros, sous condition de ressources. Retrouvez notre article ci-dessous.
Mathilde Panot denonce une «colocation avec le RN»
«La dette écologique n'est pas un passe temps», a réagit Mathilde Panot à la tribune de l'Assemblée nationale. La chef de file de La France insoumise a dénoncé un «programme aussi réactionnaire que (les) idées» de Michel Barnier et dénonce une «colocation avec le RN». Pour LFI la priorité est de «censurer (le) gouvernement», «destituer le président» et «le remplacer», assure Panot
Plus de temps pour rénover sa passoire thermique
Lors de son discours du 1er octobre, le Premier ministre Michel Barnier a annoncé vouloir «mieux cibler l'accompagnement des particuliers en matière de rénovation énergétique» et simplifier le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). En attendant, le calendrier du DPE sera adapté. Bien que les détails ne soient pas encore précisés, il semble que cela pourrait impliquer un assouplissement du calendrier d'interdiction de location des passoires thermiques, une demande des professionnels du secteur depuis la loi Climat et Résilience de 2021. On vous explique tout ci-dessous.
Gabriel Attal veut tisser «une relation de confiance solide» avec le gouvernement Barnier
Gabriel Attal a pris la parole suite à Marine Le Pen devant les députés. L'ex-Premier ministre a évoqué une «configuration inédite». «Les Français n'ont donné à aucun bloc une majorité suffisante pour agir seule nous allons donc devoir sortir des débats stériles, du sectarisme et des postures politiciennes qui ne font avancer personne», a-t-il déclaré. Le leader des députés macronistes souhaite tisser «une relation de confiance solide» avec le gouvernement de Michel Barnier, même si «aucun soutien ne peut se tenir pour acquis». Sur la question des impôts, «nous ne soutiendrons rien qui pourrait se faire au prix de la croissance ou du pouvoir d'achat des Français», affirme Gabriel Attal.
Annonce d’une nouvelle revalorisation du Smic
Michel Barnier a annoncé une revalorisation anticipée du Smic de 2 % dès le 1er novembre, portant le montant brut à 1 802 euros par mois (soit 1 410 euros net). Cette décision intervient malgré la baisse des prévisions d'inflation, l'Insee ayant initialement prévu une revalorisation automatique du Smic avant fin 2024. Barnier a souligné la nécessité que "le travail paie", en écho aux précédents gouvernements. Plus de détails dans notre article ci-dessous.
Réforme des retraites : pas de grand changement en vue
Lors de son discours du 1er octobre, le Premier ministre Michel Barnier a annoncé vouloir renouer le dialogue avec les partenaires sociaux, tout en insistant sur la nécessité de maintenir l'équilibre du système de retraite par répartition. Il a confirmé ne pas revenir sur les mesures controversées : le report de l'âge de départ à 64 ans et l'allongement de la durée de cotisation. Selon le gouvernement, ces réformes devraient rapporter 10,3 milliards d'euros d'ici 2027 et 17,7 milliards d'euros d'ici 2030. Retrouvez l’intégralité de notre article ci-dessous.
Le Rassemblement national établit des «lignes rouges» à ne pas dépasser
Pour autant, Marine Le Pen ne rejette pas l’idée d’une censure et a établi plusieurs lignes rouges qui pourraient motiver ses députés à voter une motion. A commencer par «l’évolution de la pression fiscale déjà insupportable» ; mais aussi «l’absence de sursaut» sur la politique migratoire. «Je vous propose une règle simple : en l'absence de laissez-passer, zéro visa !», a ajouté la cheffe de file des députés RN. Marine Le Pen exige la remise «à l’agenda d’une loi immigration restrictive», dès le premier trimestre 2025. «Enfin, il est urgent de dénoncer les accords préférentiels qui nous lie à certains pays à commencer par l'Algérie», a-t-elle poursuivi.
Le RN ne censurera pas «a priori» le gouvernement Barnier
Marine Le Pen, à la tête du groupe Rassemblement national (RN) à l'Assemblée nationale prend la parole à la suite du discours de politique générale de Michel Barnier. «Le château de carte d'Emmanuel Macron vacille, par respect de nos institutions et compte tenu de la tâche ingrate qui vous incombe Monsieur le Premier ministre, le RN n’entend pas entraîner le pays vers le chaos, le RN a fait le choix responsable de refuser de censurer à priori votre gouvernement». «Nous n'avons plus le temps», pour l'inaction, poursuit Marine Le Pen qui dit tout de même que le RN sera «exigeant et attentifs aux orientations politiques dégagées aux dernières élections» législatives de cet été.
La déclaration de politique générale de Michel Barnier prend fin
Michel Barnier a terminé son discours de politique générale après plus d'une heure et demi de prise de parole. C'est maintenant au tour des présidents des groupes parlementaires de prendre la parole. Chacun leur tour, ils monteront à la tribune de l'Assemblée nationale pour répondre au Premier ministre.
«Prenons soin de la France et des Français», affirme Michel Barnier
«Prenons soin de la République : elle est fragile. Prenons soin de l’Europe : elle est nécessaire. Prenons soin de la France et des Français : ils nous demandent de dépasser nos divisions et nos querelles et d’agir pour l’intérêt supérieur du pays», conclut Michel Barnier. «J’ai conscience des difficultés, des épines, qui se dressent ici et là. Mais j’ai confiance en notre capacité collective à franchir les obstacles.»
«La France appelle à un cessez le feu à Gaza», dit Michel Barnier
Côté géopolitique, Michel Barnier le redit : «La France restera au côté du peuple Ukrainien». La France restera aussi «active au Proche et Moyen orient». «Nous pensons à tous les otages et victimes du Hamas. Nous pensons et je pense aussi à toutes les victimes civiles palestiniennes. Cette violence n’a que trop durer, la France appelle à un cessez le feu à Gaza», a-t-il poursuivi. «L’aggravation de la situation au Liban, un pays si cher à la France, exige notre pleine mobilisation avec nos partenaires pour faire cesser les hostilités», a-t-il ajouté.
Des nouveautés pour faire du lien entre députés et Union européenne
«Je demanderai au ministre Européen de venir régulièrement rendre compte des négociations à Bruxelles et d'organiser des débats publics dans vos circonscriptions», déclare Michel Barnier.
Le texte de loi sur la fin de vie bientôt de nouveau examiné à l'Assemblée nationale
Le «dialogue sur le projet de loi (sur la fin de vie) interrompu par la dissolution» va reprendre, a annoncé Michel Barnier.
«Nous avons besoin dans notre pays de plus de fraternité», affirme le chef du gouvernement
«Je veux enfin parler d'un dernier chantier : nous avons besoin dans notre pays de plus de fraternité», affirme Michel Barnier. «L’une des priorités du gouvernement est de maintenir l’élan des JO pour renforcer la scolarisation, combattre les discriminations à l’embauche et renouer avec une politique familiale et soutenir toutes les familles et en particulier celles monoparentales», a ajouté le Premier ministre. «Tous les ministres s'attacheront à valoriser un volet bénévolat dans leur ministère», s'engage Michel Barnier.
La France continuera, aussi longtemps que nécessaire, à rétablir des contrôles à ses propres frontières», indique Michel Barnier
Michel Barnier veut «mieux cadrer l’immigration pour mieux intégrer». Le chef du gouvernement souhaite «redonner à Frontex sa mission première de garde-frontière de l'Union européenne». «La France continuera, aussi longtemps que nécessaire, à rétablir des contrôles à ses propres frontières, comme le permettent les règles européennes, et comme l’Allemagne vient de le faire», a-t-il poursuivi.
Michel Barnier réaffirme le respect du principe de «l'Etat de droit»
«La fermeté de la politique pénale que les Français demandent est indissociable du respect de l’Etat de droit», réaffirme Michel Barnier en référence aux derniers propos polémiques du ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau.
«Il faut stopper la violence continue des mineurs», affirme Michel Barnier
«Il faut stopper la violence continue des mineurs», s'exclame Michel Barnier qui évoque une «nécessaire exécution des peines pour éviter une perte de crédibilité». «Nous proposons des peines courtes mais immédiatement exécutées pour certains délits», poursuit le Premier ministre qui mentionne aussi l'idée de «limiter la possibilité de réduction de peine». Autre mesure : «un recours plus important aux amendes retenues sur salaires ou prestations sociales et aux travaux d'intérêts généraux». Michel Barnier souhaite aussi crée de nouvelles places de prison via notamment la mise en place de nouveaux établissements dédiés aux «peines courtes».
Une ambiance électrique à l'Assemblée nationale
De nombreuses railleries sur la longueur du discours ont lieu pendant la déclaration de Michel Barnier. Un député s'est écrié «encore 9 neuf pages!».
La «santé mentale, grande cause nationale de 2025», annonce Michel Barnier
En ce qui concerne la santé, Michel Barnier veut mettre fin aux «déserts médicaux». Il mentionne une augmentation du nombre d'internes passant à «11 000 internes contre 8 500 cette année». Ici encore, le Premier ministre souhaite faire appel aux «médecins retraités» via la mise en palce d'un «cumul favorable pour ceux qui le souhaitent». «Notre système de santé est sérieusement malade de sa complexité : réduire les formalités permettrait d’augmenter de 15% le temps consacré aux consultations», avance Michel Barnier avant d'annoncer vouloir faire de «la santé mentale, la grande cause nationale de 2025».
A l'école, Michel Barnier veut faire appel à des «professeurs retraités volontaires»
Deuxième chantier du gouvernement Barnier : encourager un «service public de qualité». Le Premier ministre défend un «accès à la culture et au sport» pour tous à l'école. Le chef du gouvernement souhaite «renforcer l'attractivité de la mission d'enseigner». Il mentionne l'appel à «des professeurs retraités volontaires» pour accompagner les nouveaux enseignants.
«Nous défendrons nos agriculteurs à Bruxelles», déclare Michel Barnier
Concernant l'agriculture, Michel Barnier veut «donner des perspectives à long terme sur la transparence» concernant les «marges pratiquées par la grande distribution». Pour cela, le chef du gouvernement annonce bientôt reprendre le «projet de loi d'orientation agricole». «Nous défendrons ainsi nos agriculteurs à Bruxelles» et nous nous «assurerons que les négociations de libre-échange respectent (les) intérêts» des agriculteurs.
Michel Barnier annonce «l'extension du prêt à taux 0 sur tout le territoire»
Michel Barnier évoque ensuite le logement. «Nous devons faire évoluer de façon pragmatique la réglementation pour répondre aux besoins pour l’accession a la propriété pour les primo-accédants» via «l'extension du prêt à taux 0 sur tout le territoire», a annoncé le Premier ministre. «Nous allons simplifier les normes sur la construction de logement neuf ou de réhabilitation de logements anciens». «Les logements sociaux doivent pouvoir réexaminer la situation des locataires pour faciliter l’accession à la propriété», poursuit-il.
Des mesures dédiées à «l'amélioration du niveau de vie» des Français
Le Premier ministre consacre la seconde partie de sa déclaration de politique générale aux cinq grands chantiers de son gouvernement. A commencer par «l'amélioration du niveau de vie» des Français. Michel Barnier annonce un «nouveau livret d'épargne dédié à l'industrie, à la mobilité de l'épargne». «Le RSA n'est pas qu’un filet de sécurité mais un tremplin vers l’insertion», a-t-il poursuivi avant d'annoncer la revalorisation du Smic de 2% au 1er novembre.
Michel Barnier remercie ses ministres
Michel Barnier remercie les membres de son gouvernement qu'il dit avoir «voulu, équilibré, représentatif, pluriel et peut-être pas habituel».
Il n'y aura «aucune tolérance à l’égard du racisme et de l'antisémitisme», indique Michel Barnier
Le Premier ministre a ensuite listé les principales «lignes rouges» de son gouvernement. Il n'y aura «aucune tolérance à l’égard du racisme et de l'antisémitisme». «Aucune tolérance à l'égard des violences faites aux femmes, à l’égard du communautarisme, aucun accommodement sur la défense de la laïcité, aucune discrimination, aucune remise en cause des libertés conquises», a listé Michel Barnier citant notamment le combat de «Simone Veil sur l'IVG». La «loi sur le mariage pour tous et sur la PMA», ne seront, elles non plus, pas remises en cause.
«Le compromis n’est pas un gros mot, on ne se compromet pas quand on fait un compromis»
Michel Barnier souhaite «faire du dialogue et de la culture du compromis un principe de gouvernement. Le compromis n’est pas un gros mot, on ne se compromet pas quand on fait un compromis», ajoute-t-il.
Michel Barnier annonce la fusion de France Stratégie avec le Haut-Commissariat au plan
Michel Barnier souhaite «renforcer l’efficacité de l’action publique». Il propose de «mutualiser et regrouper des agences, des opérateurs et des fonds qui ont des objectifs communs, comme Business France et Atout France». Nous fusionnerons France Stratégie avec le Haut-Commissariat au plan», déclare le Premier ministre
Michel Barnier évoque la situation de la Nouvelle-Calédonie.
Michel Barnier a pris la parole concernant la Nouvelle-Calédonie. Il se dit «conscient des souffrance» et tient à «redire que l'Etat sera à leur côté». En accord avec Emmanuel Macron, le Premier ministre annonce le report des élections provinciales fin 2025.
Michel Barnier annonce la création d'une «journée nationale de consultation citoyenne»
Le chef du gouvernement propose de mettre en place une «journée nationale de consultation citoyenne». L'objectif ? «Poser une question aux citoyens et ouvrir un débat», précise Michel Barnier. «Ecoute respect et dialogue», martèle le Premier ministre.
Le Premier ministre propose d'ouvrir des négociations concernant la réforme des retraites
Michel Barnier passe ensuite au sujet de la réforme des retraites. Il se dit prêt à «négocier dès les prochaines semaines sur l'emploi des seniors et sur le système l'indemnisation des seniors». Il propose aux partenaires sociaux «de réfléchir à des aménagements, raisonnables et justes» de la réforme des retraites dont certains aspects «peuvent être corrigés».
Michel Barnier ouvert à une réflexion sur le scrutin proportionnel
«Je suis prêt et le gouvernement aussi à une réflexion sans idéologie sur le scrutin proportionnel déjà mis en œuvre au Sénat et dans les collectivités», a indiqué Michel Barnier.
«Je demandera à mon gouvernement de s’appuyer d’avantage sur le travail parlementaire», dit Michel Barnier
«Les Français ne nous pardonnerait pas l’immobilisme dans les trois ans à venir», déclare Michel Barnier. «Je demandera à mon gouvernement de s’appuyer d’avantage sur le travail parlementaire», a indiqué le chef du gouvernement. «Je souhaite qu'il ait plus de texte et plus de temps pour en débattre», a-t-il poursuivit. «Ecoute, respect à l'égard de toutes les sensibilités politiques (...) à l'Assemblée nationale et au Sénat», a ajouté le Premier ministre. Il s'est ensuite dit prêt à un «partage de l'ordre du jour conformément à l'article 48 de la Constitution pour accueillir des propositions de loi transpartisane».
Michel Barnier souhaite la mise en place d'une «grande conférence nationale pour agir» sur la question de l'eau
Le Premier ministre a ensuite enchainé sur la «question de l'eau». «Le moment est venu de consacrer une grande conférence nationale pour agir», a déclaré Michel Barnier.
Michel Barnier et l'«écologie des solutions»
«Nous allons agir sur l’offre énergétique, en poursuivant résolument le développement du nucléaire, et notamment des nouveaux réacteurs, mais aussi en poursuivant le développement des énergies renouvelables, en mesurant mieux, dans certains cas, je pense aux éoliennes, tous leurs impacts», déclare Michel Barnier qui dit croire à une «écologie des solutions».
La «dette écologique», «l'autre épée de Damoclès» pour Michel Barnier
Michel Barnier a évoqué une «autre épée de Damoclès» outre la situation budgétaire de la France. Il s'agit de la «dette écologique». «Nos émission de gaz à effet de serre diminué de 3,6% au premier semestre 2024, nous pouvons et nous devons faire plus contre le changement climatique», a-t-il déclaré. «La transition écologique doit être l'un des moteurs de notre politique industrielle».
Michel Barnier veut demander une «participation» aux «grandes et très grandes entreprises»
Deuxième pan des mesures destinées à redresser l'état du budget français : les impôts. Michel Barnier évoque des «efforts partagés» pour une «justice sociale». Il compte «demander une participation au redressement collectif aux grandes et très grandes entreprises qui réalisent des profits importants». Pour Michel Barnier, il n'y a «pas de de partage et de redistribution possible tant qu'il n'y a pas en amont de la productivité (...) sur notre territoire». Les «particuliers les plus aisés» seront eux aussi mis à profit.
«Le premier remède de la dette c'est la réduction des dépenses», dit Michel Barnier
«Le premier remède de la dette c'est la réduction des dépenses», a déclaré Michel Barnier sous les applaudissements des députés.
Michel Barnier s'engage à ramener le déficit à 5% du PIB en 2025
Michel Barnier s'engage à «ramener le déficit à 5% de notre PIB en 2025». Afin de «revenir sous le plafond de 3% en 2029 pour revenir dans le respect de nos engagements européens», a poursuivi le Premier minsitre.
«Je dirai la vérité», s'engage Michel Barnier
Le nouveau Premier ministre liste ses premiers grands projets, à commencer avec la «réduction de notre double dette budgétaire et écologique». «Les Français attendent que nous regardons la vérité en face (...) et que le gouvernement dise la vérité. Je dirai la vérité», s'engage Michel Barnier.
Michel VBarnier évoque «un vote populaire qui traduit des attentes fortes, urgentes, justifiées»
«Nous sommes collectivement sur une ligne de crête : nous devons faire beaucoup, et si nous n'arrivons pas à faire beaucoup dans tous les domaines, nous devons faire bien, et nous devons faire avec peu», déclare Michel Barnier. Le nouveau Premier ministre parle «d'un vote populaire qui traduit des attentes fortes, urgentes, justifiées" sur les services publics notamment.
Michel Barnier fait référence à Charles de Gaulle
Michel Barnier décide de commencer son discours de politique générale en paraphrasant le général de Gaulle.
Michel Barnier souligne son «émotion» après une minute de silence pour Philippine
Michel Barnier commence son discours en soulignant son «émotion» après cette minute de silence en hommage à Philippine.
Michel Barnier prend la parole devant les députés
Le nouveau Premier ministre est arrivé à l’Assemblée nationale. Il vient de prendre la parole pour sa déclaration de politique générale. Son discours devrait durer une heure selon son entourage.
Une minute de silence est observé en hommage à Philippine
Yaël Braun Pivet commence son discours par un hommage à Philippine, assassinée dans la bois de Boulogne. Une minute de silence est observée dans l'Assemblée nationale avant la déclaration de politique générale de Michel Barnier.
La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun Pivet entre dans l’hémicycle
Yaël Braun-Pivet vient d'entrer dans l'Assemblée nationale où se déroulera la déclaration de politique générale de Michel Barnier sous les roulements de la garde nationale.
Certains macronistes voteront-ils la motion de censure ?
«Pour que ce gouvernement saute, il faut que tous ceux qui sont contre ce gouvernement votent la motion de censure», lâche Eric Coquerel au micro de BFMTV. Insinuant ainsi la nécessité d’un vote commun avec les députés du Rassemblement National et de la macronie pour assurer la réussite de la motion de censure déposée par La France Insoumise.
Les membres du gouvernement arrivent à l'Assemblée nationale
Les ministres de Michel Barnier arrivent peu à peu à l'Assemblée nationale pour assister à la déclaration de politique générale du nouveau Premier ministre.
La France Insoumise réserve une accueil particulier à Michel Barnier
Le groupe La France Insoumise a prévu un accueil particulier pour Michel Barnier. «On va montrer notre opposition. De quelle manière ? vous le verrez bien c’est une surprise», s’est exprimé Eric Coquerel (LFI), président de la commission des finances de l’Assemblée nationale.
Une minute de silence en hommage à Philippine devrait être observée
L’Assemblée nationale devrait observer une minute de silence en hommage à Philippine mais pas pour les deux Français tués au Liban. «Il n'y a pas eu d'unanimité. Seul le Nouveau Front populaire était d'accord. Il a donc été décidé de ne pas donner suite», explique l'entourage de Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale, rapporte BFMTV.
Michel Barnier arrive à l’Assemblée nationale
La sonnerie de l’Assemblée nationale vient de retentir. Les députés sont appelés à prendre place dans l’hémicycle. Le discours de politique générale du Premier ministre Michel Barnier débutera dans une dizaine de minutes. Difficile encore de savoir dans quelle atmosphère le Républicain sera accueilli. Olivier Faure a déclaré au micro de BFMTV qu’il l’écoutera dans «le calme».
Des milliers de Français descendus dans la rue à l’appel des syndicats
Tandis que le Premier ministre Michel Barnier doit tenir son discours de politique générale dans quelques minutes, des milliers de personnes sont descendus dans la rue ce mardi 1er octobre à l’appel de la CGT, FSU et Solidaires, pour que le gouvernement «réponde aux exigences sociales».
Plus de 190 lieux de rassemblement à travers le pays, avec pour maître mot «des augmentations de salaires et de pensions, l’abandon de la réforme de l’assurance-chômage et l’abrogation de la réforme des retraites, un vrai plan de financement de nos services publics par des mesures de justice fiscale», a défendu Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT.
Le groupe LIOT se dit dans «l’opposition-construction»
Le groupe LIOT (Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires) s’est dit dans «l’opposition-construction», lors d’une conférence de presse du groupe qui avait été à l’origine de la motion de censure transpartisane début 2023 contre le projet de réforme des retraites du gouvernement d’Elisabeth Borne.
Michel Barnier quitte Matignon
Michel Barnier sort de l'hôtel de Matignon pour rejoindre l'Assemblée nationale à pieds avant le début de sa déclaration de politique générale. Il est entouré de plusieurs membres de son gouvernement dont la porte parole, Maud Bregeon. «Il y a un contexte politique particulier, inédit depuis le début de la Ve République. Cela invite tout le monde à travailler avec tout le monde, dans l'intérêt du pays», a-t-il déclaré au micro de BFMTV.
Michel Barnier souhaite «améliorer» la réforme des retraites
Il ne faudra pas s’attendre à de grandes annonces concernant la réforme des retraites. S’il a assuré, dans une interview dimanche 22 septembre sur France 2, «faire confiance aux partenaires sociaux pour améliorer cette loi», il apparaît difficile de revenir sur la mesure principale de la loi, à savoir le relèvement de l’âge légal à 65 ans. «On a une loi qui prévoit un cadre financier. Je pense que ce cadre financier doit être préservé. Parce que ce qui est derrière, c’est, très simplement, la fragilité ou la consolidation de notre système de retraite par répartition qui est un acquis très important», a prévenu Michel Barnier.
La date du début des débats sur le Budget est tombée
Les débats sur le projet de budget de l'État pour 2025 à l'Assemblée nationale débuteront le 21 octobre. Le projet doit d'abord être adopté en Conseil des ministres le 10 octobre. Ensuite, il sera examiné par la commission des Finances. La première partie, concernant les recettes, sera débattue du 21 au 25 octobre, avec un vote prévu le 29 octobre. La deuxième partie, sur les dépenses, sera discutée à partir du 5 novembre. Au vu de la fragmentation de l’Assemblée nationale, il y a de fortes chances pour que Michel Barnier ait recours au 49.3.
Michel Barnier face au spectre de l’augmentation des impôts
Le nouveau Premier ministre a jugé la situation budgétaire de la France «très grave». Face au nouveau dérapage budgétaire - le déficit public pourrait grimper à 6% du PIB en 2024 contre 5,1% prévu initialement - Michel Barnier a évoqué la possibilité d’augmenter les impôts. Une idée à laquelle s’est imposée le Rassemblement national mais aussi la Macronie. 27 élus ont signé un texte paru dans La Tribune Dimanche appelant le chef du gouvernement à ne pas augmenter les impôts. Mardi, suite au Conseil des ministres, Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement a clarifié la situation. L’amélioration de la situation budgétaire «passe d’abord par la réduction de la dépense», a-t-elle indiqué. «Est-ce qu'un effort ciblé, exceptionnel et temporaire doit faire partie du débat et de la solution globale ? On estime que oui», a-t-elle précisé. Pour autant, «il n'est pas question de procéder à des augmentations d'impôts généralisées, et encore moins qui toucheraient les classes populaires et modestes».
Vers une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale ?
Michel Barnier a conscience de la fragilité de son gouvernement face à l’Assemblée nationale. «Je suis là depuis 20 jours, je ne sais pas pour combien de temps», compte tenu «de la situation (...) inédite à l'Assemblée nationale», a reconnu samedi le chef du gouvernement, à l'occasion d'un déplacement dans l'Est de la France. «Mais je suis là comme quelqu'un qui engage un long chemin (...) avec beaucoup de détermination», a-t-il ajouté. Du côté des députés, beaucoup s’attendent à une nouvelle dissolution tant l’Assemblée nationale est morcelée. Elle ne pourra pas avoir lieu avant l’été 2025, soit un an après la dissolution de cette année.
Michel Barnier a peaufiné son discours pendant plusieurs jours
Face à une Assemblée nationale morcelée et à la menace de la motion de censure, Michel Barnier a pris le temps de soigner son discours de politique générale. Vendredi 27 septembre, il a organisé un «séminaire gouvernemental» pour définir avec son équipe les grandes lignes du discours. En parallèle, il a mené des consultations avec les partenaires sociaux et les présidents des groupes parlementaires.
Les présidents des groupes parlementaires pourront répondre à Michel Barnier après son discours
Les présidents des onze groupes parlementaires pourront répondre au Premier ministre après sa déclaration de politique générale. Tous se succéderont dans un ordre précis et prendront la parole depuis la tribune de l’Assemblée nationale. Marine Le Pen (Rassemblement national) ouvrira le bal - elle est à la tête du plus grand groupe - puis se sera le tour de Gabriel Attal (Ensemble pour la République), suivi de Mathilde Panot (La France insoumise), Boris Vallaud (Parti socialiste), Laurent Wauquiez (Droite Républicaine), Cyrielle Chatelain (Écologiste et social), Marc Fesneau (Les Démocrates), Laurent Marcangeli (Horizons), Stéphane Lenormand (Libertés, indépendants, outre-mer et territoires), André Chassaigne (Gauche démocrate et républicaine) et Eric Ciotti (UDR). Aurélien Pradié représentera les non inscrits.
C’est quoi au juste une motion de censure ?
Les députés peuvent déposer une motion de censure. Pour cela, ils doivent réunir la signature d’un dixième des membres de l’Assemblée nationale. Le vote ne peut avoir lieu que 48 heures après le dépôt de la motion. Pour être adoptée, elle doit obtenir la majorité absolue des voix. Le gouvernement est alors renversé et un nouveau Premier ministre doit être désigné par le président de la République.
L'appel d'Olivier Faure aux élus macronistes
Si il existe une gauche de la Macronie elle doit se signaler et voter la motion de censure. «Je n’appelle rien, ni personne, mais il faut que chacun prenne sa responsabilité, si j’étais à leur place je dirais que trop, c’est trop.»
Bruno Retailleau sur l'État de droit ▶️ "Je salue le recadrage et s'il a eu lieu, j'aimerais qu'il soit public et non dans le huis clos du conseil des ministres."
— franceinfo (@franceinfo) October 1, 2024
Le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, s'exprime depuis l'Assemblée nationale avant la déclaration de politique… pic.twitter.com/ZZneh3J76s
Maud Bregeon tacle Bruno Retailleau sur la question de l’immigration
Interrogée sur la sortie choquante de Bruno Retailleau, dimanche 29 septembre, lors d’une interview avec Darius Rochebin, Maud Bregeon a pensé et pesé chacun de ses mots avant de répondre à la presse ce mardi 1er octobre. «L’immigration apporte à la France», a-t-elle déclaré en réponse aux propos tenus par le nouveau ministre de l’Intérieur, qui a exprimé son «regret» qu'on ne puisse pas faire de référendum sur l'immigration en France, et qui a également affirmé que «l’immigration n’est pas une chance pour la France».
Michel Barnier redit «son attachement intangible à l’Etat de droit»
«Le Premier ministre a rappelé ce matin son attachement intangible à l'État de droit», explique la porte-parole du gouvernement, Maud Bergeon, à l'issue du Conseil des ministres de ce mardi 1er octobre. «Il est inenvisageable de le remettre en cause, ne serait-ce que d'un centimètre», a-t-elle ajouté. «C'est le cadre qu'il a fixé à l'ensemble du gouvernement», précise la nouvelle porte-parole. Un recadrage à l'adresse du nouveau ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, concernant ses propos sur la sécurité et l'immigration, notamment sur la remise en question de l'aide médicale d'Etat. Retrouvez notre article ci-dessous.
Michel Barnier fera «un discours d’action, de vérité et de méthode»
À l’issue du Conseil des ministres, la nouvelle porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon a donné quelques précisions sur le discours de politique générale de Michel Barnier. Ce sera «un discours d’action, de vérité et de méthode». Le Premier ministre a fixé plusieurs lignes rouges, notamment «aucune remise en cause des avancées sociétales».
La Macronie vent debout contre la hausse des impôts
En plus de craindre une motion de censure des oppositions de gauche et de l’extrême droite, Michel Barnier essuie également de violentes critiques de la part des élus de centre-droit. Alors même que le nouveau Premier ministre est à la tête d’un gouvernement issu d’une alliance entre la droite et la droite. Ce mardi, Aurore Bergé, une figure phare de la majorité présidentielle, a déclaré franceinfo que «toute hausse d'impôts sur le dos des Français est une ligne rouge»..
Que retenir du premier conseil ministre qui a eu lieu ce mardi 1er octobre
La porte-parole du gouvernement Barnier, Maud Bregeon, s’exprime devant la presse ce mardi 1er octobre pour un compte-rendu suite au premier conseil des ministres, dans une antenne de Matignon, avenue de Ségur. Elle réaffirme la volonté d’une mise en place de hausse d’impôts «ciblée et ponctuelle à ceux qui le peuvent pour contribuer à l’effort national.» Aucune hausse d’impôt généralisée n’est à ce jour envisagée a réaffirmé Maud Bregeon, tout en insistant sur la nécessité de regarder la réalité de la France en face : «aujourd’hui nous empruntons à un taux plus élevé que la Grèce».
Qui s’est engagé à voter une motion de censure ?
A gauche, il n’y a plus de suspens. Le NFP a déclaré depuis la nomination de Michel Barnier qu’il déposerait une motion de censure pour sanctionner le nouveau gouvernement. L’alliance devrait la déposer en fin de semaine pour lui donner plus d’échos médiatique, rapporte 20 Minutes. Dans un tweet, Manuel Bompard (LFI) appelle les macronistes à voter cette motion de censure : «Si les macronistes sont en désaccord avec les propos de Bruno Retailleau, alors ils doivent censurer le gouvernement. Les tweets ne suffisent pas».
Dimanche, sur RTL, Sébastien Chenu, vice-président du RN, a assuré que le parti ne «soutiendra pas» une motion de censure déposée par les députés LFI. «Si nous le censurons, ce sera sur du concret parce qu’il sera allé trop loin ou pas assez loin dans l’intérêt des Français», a-t-il tout de même ajouté.
Si les macronistes sont en désaccord avec les propos de Bruno Retailleau, alors ils doivent censurer le gouvernement. Les tweets ne suffisent pas.
— Manuel Bompard (@mbompard) October 1, 2024
Il remet en cause l'État de droit, c'est-à-dire la séparation des pouvoirs, la justice indépendante, les libertés fondamentales. pic.twitter.com/C0jmlgDZ1e
Le Conseil des ministres de ce mardi est terminé
Un Conseil des ministres s’est exceptionnellement déroulé mardi 1er octobre, quelques heures avant la déclaration de politique générale de Michel Barnier. Il a pris fin vers 11 heures. Le Premier ministre a pu livrer à Emmanuel Macron un double de son discours qu’il prépare depuis maintenant plusieurs jours. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, livrera un compte-rendu des échanges vers midi.
Pourquoi le contexte du discours de politique générale de Michel Barnier est explosif ?
Michel Barnier va prendre la parole devant une Assemblée nationale morcelée. Depuis les élections législatives anticipées de juillet dernier, les députés sont divisés en trois blocs : la gauche arrivée première mais absente du gouvernement, le centre droit macroniste et l’extrême droite qui a mis «sous surveillance» le gouvernement Barnier. Le Premier ministre issu des rangs de la droite et son équipe ne dispose que d’un soutien très fragile. La menace de la motion de censure plane sur Michel Barnier et son discours de politique générale pourrait être décisif. Le chef du gouvernement devra convaincre, le tout dans un contexte de dérapage budgétaire. Les comptes de la France sont dans le rouge : la situation est jugée «très grave» par Michel Barnier.
Michel Barnier attendu sur les derniers propos polémiques de Bruno Retailleau
Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau (LR) a mis le feu aux poudres. «L'Etat de droit, ça n'est pas intangible, ni sacré», a-t-il affirmé dans une interview au Journal du Dimanche. La phrase a indigné à gauche mais aussi au sein du camp présidentiel. Yaël Braun Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale, s’est dit «inquiète». «L'heure n'est pas à tenir des propos clivants», a critiqué Elisabeth Borne. Quelques heures avant la déclaration de politique générale du chef de gouvernement, Bruno Retailleau rétropédale. Dans un communiqué publié mardi matin, il dit regretter de «faux débats» sur l’Etat de droit, «fondement de notre République».
Pourquoi le 1er octobre est une date clef ?
Mardi 1er octobre, le Premier ministre est attendu pour son discours de politique générale. Mais c’est aussi le premier jour de la session ordinaire pour l’Assemblée nationale. En effet, la date de reprise est fixée par la Constitution au premier jour ouvrable d’octobre. Les nouveaux députés élus lors des élections législatives de juillet dernier font leur rentrée à la chambre basse dans un contexte inédit. L’Assemblée est plus morcelée que jamais. Aucune majorité n'apparaît. Le nouveau gouvernement de Michel Barnier, issu des rangs du groupe LR, ne dispose que d’un soutien fragile. Par ailleurs, quatres des nouveaux ministres occupaient des postes clés à l’Assemblée. Ils sont désormais vacants. C’est notamment le cas de celui du vice-président précédemment occupé par Annie Genevard (ministre de l’Agriculture) et de celui de trois présidents de commission, pas encore remplacés.
Pas de vote de confiance pour Michel Barnier
La déclaration de politique générale est généralement suivie d’un vote de confiance. Les députés peuvent décider d’apporter leur soutien au nouveau chef du gouvernement. L’entourage de Michel Barnier l’a annoncé : il ne se soumettra pas à ce vote, «c’est trop juste», affirment-ils. Comme ses prédécesseurs, Gabriel Attal et Elisabeth Borne, le Savoyard préfère y échapper faute de majorité à l’Assemblée. Le pari est trop risqué car en cas de rejet, le nouveau gouvernement doit donner sa démission.
Qu’est-ce que la déclaration de politique générale ?
Michel Barnier est attendu mardi 1er octobre à 15 heures à l’Assemblée nationale. Le nouveau Premier ministre se lance dans un exercice périlleux : la déclaration de politique générale. Il s’agit là non pas d’une obligation constitutionnelle mais d’une habitude républicaine. Le chef du gouvernement en profite pour présenter les grandes orientations de sa politique. Le discours est lu simultanément devant les sénateurs. C’est Didier Migaud, le ministre de la Justice, qui en est chargé.
Que va annoncer Michel Barnier lors de sa déclaration de politique générale ?
Michel Barnier prendra la parole à 15 heures mardi 1er octobre devant les députés. La déclaration de politique générale est l'occasion pour le nouveau Premier ministre de donner les grandes lignes de sa politique. Le chef du gouvernement devrait parler pendant environ une heure. Selon son entourage, Michel Barnier devrait insister sur deux exigences: «la dette financière et la dette écologique».


















