
C’est un énorme coup dur pour le Crédit Agricole. La BCE lui a infligé une amende de 7,55 millions d’euros pour ne pas avoir respecté dans les délais une décision de 2024 l’obligeant à mieux évaluer ses risques climatiques et environnementaux. Cette sanction est la plus élevée jamais infligée par la Banque centrale européenne pour ce type de manquement.
Dans un communiqué, l’institution basée à Francfort a estimé que le groupe bancaire «n’a pas suffisamment évalué la matérialité de ses risques climatiques et environnementaux avant l’échéance» fixée par le superviseur. La décision prévoyait une sanction journalière à compter du 31 mai 2024 en cas de non-respect.
Un durcissement progressif de la supervision bancaire européenne sur le volet climatique
La BCE précise que le montant de la sanction tient compte «du caractère matériel de l’infraction, de la durée de la violation et du chiffre d’affaires quotidien de l’entité supervisée». Cette amende dépasse ainsi très largement celle infligée en novembre 2024 à la banque espagnole Abanca, sanctionnée à hauteur de 187 650 euros pour un retard de 65 jours sur des exigences similaires
Dans une réaction transmise à l’AFP, un porte-parole du Crédit Agricole a exprimé son «incompréhension vis-à-vis d’une pénalité purement administrative». Il a assuré que le groupe avait «satisfait à l’ensemble de ses exigences» et que la décision «se rapporte uniquement au délai de réponse du Crédit Agricole». L’établissement a minimisé la sanction en affirmant qu'elle n’aura pas d’impact significatif sur ses résultats financiers.



















