La guerre que se livrent depuis plusieurs mois le PSG et Kylian Mbappé trouvera peut-être une issue devant la justice. Comme l’a appris Le Monde, une audience est prévue entre les deux parties le 17 novembre prochain aux prud’hommes de Paris. A cette occasion, l’ancien attaquant du club de la capitale devrait demander la requalification de son ancien contrat au PSG en contrat à durée indéterminée (CDI). Alors qu’à l’origine, le contentieux entre les deux parties portait sur le versement de ses trois derniers mois de salaire, ainsi que des primes de signature et d’éthique, pour un total de 55 millions d’euros, il pourrait réclamer en réalité pas moins de 264 millions d’euros.

Cette somme inclurait des congés payés, des dommages et intérêts et d’autres droits dont bénéficierait un salarié, indiquent nos confrères. Parti libre, l’attaquant du Real Madrid et de l’Equipe de France aurait renoncé à une partie de ses émoluments, fait valoir depuis plusieurs mois le club de la capitale. Un accord aurait été conclu verbalement mais le clan Mbappé parle depuis de «fantasme». Selon le PSG, un accord aurait même été conclu en 2023 pour réintégrer le joueur.

Kylian Mbappé a déjà retiré une plainte

Les 55 millions d’euros réclamés par Kylian Mbappé avaient été saisis dans un premier temps en avril dernier, avant que la justice n’annule cette décision. Tour à tour, les instances sportives se sont montrées inaptes à trancher. Au mois de juin, le Français avait décidé de déposer plainte contre le PSG pour des faits de harcèlement moral et de tentative d’extorsion de signature, mais il avait ensuite retiré sa plainte.

Toutefois, une information judiciaire contre X est toujours ouverte. Comment les avocats de Kylian Mbappé comptent avoir gain de cause dans le dossier de la requalification du contrat ? Selon Le Monde, ils comptent s’appuyer sur le cas Adrien Rabiot qui, mis au placard lors de la saison 2018-2019, avait obtenu gain de cause en juin dernier.

En effet, la Cour d’appel de Paris lui avait octroyé 1,3 million d’euros ainsi que 341 000 euros d’indemnité de requalification. Il ne devrait pas y avoir de conciliation dans ce dossier compte tenu de la nature des faits. L’affaire sera jugée directement mais la décision ne devrait pas être connue avant plusieurs mois.