
Nouvel épisode dans la guerre larvée qui se joue entre le Paris Saint-Germain et Kylian Mbappé. Alors que le joueur réclame depuis des mois des arriérés de salaire et diverses primes, au total 55 millions d’euros, il avait décidé de passer à l’attaque début avril puisque ses avocats avaient annoncé avoir saisi cette somme à titre conservatoire sur les comptes du PSG. Malgré les injonctions de la commission juridique de la Ligue de football professionnel (LFP) et de la commission d'appel mixte paritaire de la LFP, le club de la capitale a toujours refusé d’accéder aux demandes de l’attaquant de l’Equipe de France.
Mais ce lundi 12 mai, une audience se tenait devant le juge de l’exécution, a appris L’Equipe, et les avocats du club parisien ont demandé, d’une part l’annulation de la saisie sur son compte, et d’autre part, au joueur de régler 98 millions d’euros ! Pourquoi ? Car «Kylian Mbappé doit de l'argent au PSG par les manœuvres dilatoires qui lui ont causé un préjudice», a prétendu l’avocat du PSG, Me Renaud Semerdjian. Ce dernier a précisé que l’objet de sa demande n’était pas de «récupérer les 98 millions d'euros, mais de montrer que s'il nous doit de l'argent, sa créance n'est pas fondée».
L’avocat du joueur met en cause le Qatar
Toujours selon les avocats du club parisien, le joueur du Real Madrid «n'a pas suffisamment apporté la preuve d'une apparence de créance et a échoué à démontrer une quelconque menace pour le recouvrement». En outre, à ce jour, la saisie conservatoire exercée n’a pu l’être que sur 14 millions d’euros.
Une situation qui a eu don d’agacer l’avocat du clan du joueur qui a demandé : «Où est l'argent ? (...) Ça n'a pas été si simple de saisir, les banques ont refusé.» Selon Me Thomas Clay, «on est face à un État souverain du Qatar qui finance en permanence ce club» et «il a un risque de recouvrement quand il y a un manque de transparence sur les comptes et quand on connaît les difficultés avec les États».
A ce jour, malgré les décisions des juridictions sportives en faveur du joueur, aucune décision n’a pu être appliquée du fait de la procédure engagée devant la justice par le PSG. «Si vous estimez que le juge sportif n'est pas un juge, c'est tout l'ordre juridique sportif qui s'effondre», a lancé Me Thomas Clay à la présidente. Le club campe sur sa position et rappelle l’accord «verbal» prétendu noué entre les deux camps. Le délibéré de cette procédure est attendu le 26 mai prochain.



















