Dans le film The Holiday, une Américaine (Cameron Diaz) et une Anglaise (Kate Winslet), toutes deux déçues par les hommes, décident, sans se connaître, d’échanger leurs résidences. Le deal n’est pas très équilibré – une villa californienne d’un côté, une chaumière dans la campagne anglaise de l’autre –, mais peu importe. Ces deux âmes en peine vont chacune passer un merveilleux séjour. Et rencontrer le grand amour.

Dans la vraie vie, le coup de foudre n’est pas garanti. Mais une chose est sûre, l’échange de maison pour les vacances séduit de plus en plus de Français. Notre pays est même celui qui s’y adonne le plus avec les Etats-Unis. D’autant que le leader mondial de cette offre touristique, HomeExchange, est aussi français : il revendique 70% de part de marché avec 450.000 logements proposés dans 159 pays. Et connaît une belle croissance : en France, en 2021, il a enregistré 979.173 nuitées d’échanges, soit 203% de plus qu’en 2017.

Bonne pour le pouvoir d’achat, source de rencontres, la formule a de beaux jours devant elle. « Depuis quinze ans, le budget vacances se restreint. Les Français partent moins longtemps et dépensent moins, souligne Saskia Cousin, anthropologue et professeure de sociologie à l’université Paris Nanterre. Mais partir en vacances constitue un acquis social fort dans leur imaginaire. »

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