Pas de drapeau, ni même de logo… Au siège parisien de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), la discrétion est de mise. Et pourtant, l’institution née en 2013 à la suite du scandale Cahuzac, qui avait vu l’ex-ministre du Budget nier détenir un compte non déclaré en Suisse, est devenue un rouage indispensable à notre démocratie. A sa charge, en effet, la validation des transferts que nos ministres, parlementaires ou membres de cabinet envisagent à l’issue de leur mandat ou de leurs fonctions. Mais aussi la vérification des déclarations d’intérêt et de patrimoine que sont tenus d’établir quelque 18000 responsables politiques. Derrière les vitres floutées de son bureau, c’est d’ailleurs le président Didier Migaud qui prévient «en personne» Emmanuel Macron lorsque des investigations sont lancées sur les déclarations formulées par les membres du gouvernement.

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