
On imagine souvent ce qu’on ferait si on remportait une grosse somme à la loterie. Certains pourraient se faire plaisir sans limites, d’autres lanceraient leur entreprise, et d’autres encore pourraient régler des situations financières difficiles. C’est exactement ce qui est arrivé à ce gagnant du Béarn, le 4 avril 2007. Il raconte à nos confrères d’Ici avoir validé sa grille au tabac-presse des Vallées à Jurançon : «Ça a complètement changé ma vie. On était dans la panade, mes parents allaient être mis dehors parce que le propriétaire vendait tout, et il fallait trouver 200.000 euros. J'ai eu une chance inouïe : j'ai gagné au Loto. J'ai acheté une maison à mes parents, et une à côté de chez eux pour moi. J'ai continué à travailler, et après, je me suis mis dans les affaires.»
On se dit qu’avec 5,6 millions d’euros, même si on achète deux maisons, on a largement de quoi voir venir. C’est d’ailleurs ce que s’est dit cet homme, qui souhaite rester anonyme. «J'ai connu une mauvaise personne», explique-t-il. «On était à trois associés (…) Ils m'avaient fait investir dans la bourse, et en l'espace d'un an et demi, j'avais déjà perdu la moitié de la somme de départ. Et je voyais que tout ce que j'avais investi, finalement, ça ne me rapportait rien. Aujourd'hui, je ressens une haine astronomique.»
150.000 euros de dettes
Les dettes de cet ancien gagnant s’élèvent aujourd’hui à 150.000 euros et ses deux maisons sont hypothéquées. Il continue à jouer au Loto à chaque tirage, au cas où la chance lui sourie une seconde fois et prévoit d’agir totalement différemment si ça venait à être le cas. «La Française des Jeux, quand vous gagnez, vous conseille de prendre un notaire et des experts en patrimoine de chez eux, de Paris. Mais je me suis dit qu'on n'était pas si mauvais dans le Béarn. C'est la bêtise que j'ai faite, de ne pas les écouter. J'ai fait confiance à des banquiers et des hommes d'affaires qui sont des escrocs. Donc là, je suis vraiment dans le pétrin.»
La FDJ propose une aide pour accompagner les gagnants de plus de 500.000 euros au loto. Celle-ci est personnalisée quand le gain est supérieur à un million d'euros. Un accompagnement psychologique est aussi proposé. Rien n’est d’ailleurs obligatoire, mais la plupart des gagnants acceptent cette aide, selon la Française des jeux.
















