Mercredi 15 avril, l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) a été ciblée par une attaque informatique, qui a exposé les données d’environ 12 millions de personnes. En réaction, le Premier ministre Sébastien Lecornu a visité les locaux de l’agence, jeudi 30 avril, selon Franceinfo. À cette occasion, il a annoncé une enveloppe de 200 millions d’euros débloquée la semaine prochaine pour «remettre des moyens» dans la lutte contre les cyberattaques.

Concrètement, le chef du gouvernement n’a pas évoqué comment ces fonds seront utilisés. Il a toutefois déclaré qu’ils faisaient partie du programme d’investissements France 2030 lancé en 2021 par Emmanuel Macron. Par ailleurs, Sébastien Lecornu a aussi annoncé la création d’une «autorité numérique» française, en réaction à la recrudescence «d’intrusions informatiques, de vol de données». Pour le Premier ministre, c’est un «casse du siècle», «qui a pratiquement lieu tous les mois». En réponse, il a annoncé une fusion de la Direction interministérielle du numérique et de la Direction interministérielle de la transformation publique, pour créer une «vraie autorité numérique de l’État».

Des tests de vulnérabilité

Les amendes prononcées par la Cnil seront aussi versées à un «fonds de modernisation des infrastructures numériques», a annoncé Sébastien Lecornu. Par ailleurs, il souhaite également que soient réalisés des scénarios de crise en cas de black-out numérique, mais aussi des tests numériques pour évaluer les vulnérabilités des systèmes informatiques français, avant qu’elles ne soient exploitées.

Jeudi 30 avril, un mineur de 15 ans a été interpellé car soupçonné d’être l’auteur de la cyberattaque contre l’ANTS. Il est mis en cause pour «atteintes à un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État», et «détention d’équipement ou de programme permettant de commettre ces atteintes».